Entretiens politiques et litteraires - anno II - n. 11 - 1 febbraio 1891

-- Li3charge et le Beau J'offusque: rnvicux de 1oute supél'ioriU'. morale ou ,piriluclle, e"est aYec lïmmondc assou,·i sement clu rustaud profanant l"au tel, ou du soudard polluant réphèlw, qu'il s·éwrlue fr cra<11er sur l'Aèdc. Capilafü.tes ou prolétaires au pouYoir, cc sera loujoms un gom·ernement haïs,cur de lïn1ellec1ualiH; au fond, rien n'est plus bourgeois qu ·un ~ocialiste, sa doc tri ne tient tout entière en la ocialisation des moyens de procluc 1ion et cc~se son alti uirn1e aux confins de rnn intéret imrnédia.L Si encore la démocratie ne songeait qu·.-i:catisfaiie ses appétits Lru taux de Yentre et de b<1s-wn1re, rm· rnalh< ur, ~e,- courtil:'ans l'ont tellement eno1gueillie de sa ~ouYe1ainelé qu·ellea pris son rôle royal an sérieux: JJosrnseet ia·seusr, elle nfficlrn Mjà lïnsolence du pan-enu et, en progn.mmant liberté elle rê\"el'ahsolufünie <lu t·:11·. Hien ne l'exacerbe ccmmc cc qui s·élèYe rnr la i::eulc puiss3ncc du talent, J"hyper~cricn outr::ige sa 1uipitude, raristique ~a triYialité, et le lettré qu·elle igno1e, elle le susrcclc, le déteste, le consiclè1c ~on Em1011i..... ne ra êlH: ccn.me les au Ires! irrémissilJ!e a1tein1c ,\ H gali1arü me. Et l'Eglise qui cnroie bien loin ses missionnaires cali'- chiser, au l)éril de leur Yic, des reuplaclfs incapables de saisir le. cnseigncrnenls du thristianhrne, l'Egii~e 1ù1pa:-; cru deYoir se donner la peine de rnoiafüer nos fauLcurgs, de di~puter le pria :rn 1;oli1icicn. Ah! il a beau jen le rat{• qui s·rn rn qu{rnander les suffrages de déshérités et il 1~rnl, ftns que rien ne le gfn(\ · paro;xyrn1er leurs pica,, tcl.oLer le u1s ]mine. et tra, ailler à 1ransmuer la Frnnce en maladrerie poli1ique. Ah! ils ,P moqurnt un ]'EU les d{molcthoc-les de nrngni1ucfüer J;i plèbe; cabolins insc1 u1 uleliX. jalcux c1 ccntrn1p1(ll!S de tout mérite, sopl1is1es inaperceptirs ou ::mbi1icux ap1è1es. ils ont jugé que Je meilleur moyrn de faire ]nu. aflilire,.- était de cliJ'iger celles de leur pays, el le pa)"S les lais~ agir, car, rnérl'trice cl u suffrnge uniYersel, au( un aYilisscrnent ne leur coùle. Quelle pi1ié ! Qu'ai tendre de ces impuissants it faire grand dans le mal ainsi que dans le bien. sinon les tracasseries, la pe1~écution, exu1oire ù leurs laideurs, contre les champions du Yerbe. Cela semhle hyprrbolique, mais le présrnt nïncile-t-H pas aux plus sombres conjectures? L'intellectuel, (artiste BibliotecaGino Bianco

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