J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

IIISTOIRE SOCIALISTE !Ill dons la moin. L'inlcrrrllalion qui omcna cc résnllal avnil pour mol if les nombreuses adresses de félicitations adres•,<cs à ~I. Thiers ror des ï.onscils municipaux réunis hors $(fonce. En suite du grovc <lébol provoqui• par la discussion du ~lessage, sur la proposition du gouvernemenl, une ï.ommi-sion de lrrnlc membres avait l-lé nommée dons les bureaux à l'dlcl de pr{·scntrr a l'.\ssrmlMc un projet cl,• loi pour régler les atlributions des pou mirs publics <'l les rond,lions d,• la responsabilité ministérielle; sa grande majorité é!ail rnonar('histr. c"était dire que la virlo;re de ~I. Thiers élnil plus qu'inccrlaine: c'élait le chef du pouvoire,érulif lui-mèmr 11ui était dirrclcm,•nl menacé el des inquiétudes en naquirent pour la Hépubl,que. li n'en fallut pas davantage pour stimul<•r l'ardcu,· des ri·publicains les plus limorl-s, les plus modéri•s; le mouvement di•sclulionn1slc auquel M. (;ambella, par sa <'Ompagne oratoire, ,enoil de donner un vif flan, prit une recrudescence extraordinaire. El les di,·ersrs frnclions Je la Gauche enlrèrenl en compagne résolumenl. L'Exlrèmc-Gauchc cl la Gauche manif,·s1,'renl avec un~ gronde ardeur leur adhésion au mouvement: cc fui le jou, nal Lt Sièclt, bien modéré, donl le direclcur, ~I. Lcblond, député de la ))orne, était en relalions frl-quentes ovcc ~I. Thiers, qui cnlrcpril l'organisalion d'un pélilionnemcnl général; la formule qu'il avait lrouvée fui adoptée par Ioule la presse républicaine; elle élail br/" e mais <l'une clarté saisi<sonte : « Les cilo)ens soussignés prient l'Assemblée nationale de vouloir bien prononcer sa dissolution ». Les pétitions circulèrent dans toul Ir p•)S cl revinrent couvertes de milliers cl de milliers de signntu:·es. Les Droiles comprirent le danger cl résolurent de frapper un grand coup. Un des leurs, \1. Lamlocrl de Sainte-Croix, demanda la mise à l'ordre du jour de ces pétitions cl elle fui lhée au 11 décemure. Cc fui M. Gambelta qui ou1Tit le feu cl prononça un grand discours à loul instant interrompu de la façon la plus violcnle cl peu protégé, pm fois m~mc admoncslé par le président Gré,·y, qui se montra d'une partialité dont la Couche marqua un vif éto1111cmenl, ~I. Gambello conclut en les lcrmcs suivanls : • Sachez-le, le suffrage uni, crscl saura bien reconMilrc les siens, cl choisir cnlre ceux qui ouronl retardé cl ceux qui ouronl préparé le lriomphc définitif de la,Hépubliquc. n On allendail avec une certaine impalicncc, avec une cerloine anxiété, le di~cours de ~I. Dnfourc; il devaildonner l'a1•is du gouvernement, c'est-à due révl-lcr ln pensée de ~I. Thi,-,·~- Or, l'initiative d•1 dirccleur du Siècle permettait de supposer qu'il ,w vo~·oil 1•:osd'un œil dNavorablc le mou1emenl pétilionnaire. <:c ful 1111••douloure11,c déception: une fois de plus le pouvoir c,érulir u 11\rhoil " le pnrli r,'p11l,licoin pour capilulrr devant les Droites En, fT,·1, ,un di--t;oor... fil lt• 1h'·~:l\1'11, h· J,Linu• dt· L1 rampa;.;nc dis .. 0111lionni:S!t' 1•:1 111i'·mt• h.·111:s '111'1111 violenl, lrnim•11" n'•qnisiloire contre ~I. Go111-

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