HISTOIRE SOCIALISTE CIIAPITHE XV .,'\Jamnwres conlre les républicains. - t• L 'Ennemi c'esl le cléricalisme ». « l'ii·r la République! » - Dale dou/011,-euse. - Con/,-e la F,-ance. Un .llessage. - la Commission des Trente. - la disso/ulio11 el les pélitions. - .Yo,welle Mpi/11/ation de .li. Thiers. Les vacances parlementaires furent marquées par des agitations graves, bien faites pour iodique,· que les passions poliliques si fréquemment déchainées nu cours des séances de l'Assemblée nationale, no pouvaient connallre de répit. Le cabinet, afin de donner des gages à ln majorité, de calmer les inquiétudes des modérés de ln minorité, déploie une éner·gic rigo1Jreuse. Toul ce qui, de pr~s ou de loin, peut avoir un caractère républicain, est prohibé ou réprimé. C'est ain$i que sont interdites toutes les manifestations organisées pour célébrer les anniversaires de la prise de la Bastille, de la proclamation de la République en I ï9'l, de la révolution si pacifique du 4 Septembre, et Louis Blanc ne peul prendre la parole dans une réunion convoquée à Marseille où il devait parler sur la dissolution de l'Assemblée. Les réunions politiques sont aussi interdites cl les réunions privées surveillées étroitement par la police qui ysèmcdesagcntsprovocateurs. C'est sous celle forme que M. Gambetta continue sa campagne dissolutionniste lrès ardenle, dans la Savoie cl le Dauphiné; il donne de l'élan au parti républicain, mais il se rapproche de ~I.Thicrs, en le ménageant. S'il combat activement les Droites, il rassure les modérés en répudiant les idées socialistes, déjà traçant son prog,·ammc politique et social, celui qui bientôt divisera la Gauche pour donner naissance au parti opportuniste qui trouvera à sa gauche le parti radical el la fraction intransigeante. li vcul concili!)r les inconciliables cl il lance sa formule « rapprocher le bourgeois de l'ounicr, l"ouvrier du paysan "; il proclame • l'avènement des nou\'cllcs couches », mais son cflort principal se porte sur le terrain immédiat de la politique. L'Assemblée doit se retirer pour laisser le suffrage uni••erscl exprimer librement sa pensée, sa ,·olonlé sur la forme gouvernementale à <lonner h la France, el celle forme gouvernementale ne peul être que la Hépuhlr'luc. Sans doute les ~ncialistcs n'ont il-, pas eu il se loner du chef de ln (;auchc, 'J"i ful un de leurs adversaire~ les plus acharnés; il faut
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