J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

LA'fROIBIÈ~RIEl~PUBLIQUE lo7l-1000 l'.\H JOHN LABGSQUII~RE INTI~ODUCTIOK L·espace très restreint réservé à vingt-neuf années de l'histoire si touffue de la troisième République, condamne à une ébauche pour ainsi dire cinématographique d'une des périodes les plus chaotiques, les plus tourmentées, les plus attachantes de l'évolution de noire pays, de l'évolution mondiale. Quoi de plus intéressant, cependant, de plus digne d'une élude attenti,e, documentée, détaillée, que la lente résurrection de la conscience proléta,·ienne; que la renaissance dn Parti socialiste écrasé. noyé dans des torrents de sang, au conrs de celle semaine inoubliable, tragique, implacable, désormais el à jamais inscrite au Temple de mémoire sous le titre: Semaine Sanglante. li faul se borner aux événements de premier plan el négliger, passer sous silence une foule de faits importants, des épisodes qui, mieux que de copieux ou subtils commentaires, éclairent, expliquent des incidents ou des crises graves, d'une portée décisive. D'autant qu'il est matériellement impossible d'isoler l'histoire du monde ounier, du Parti socialiste, de l'histoire cie la classe possédante el dirigeante. Leur évolution économique et politique, malgré les antagonisme profonds, irrémédiables, que chaque jour accuse, a trop de points communs. Ces explications étaient nécessaires au seuil de ces trop sommaires pages de l'llistoire Socialiste.

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