J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

llfSTOif\8 SOCIALISTE --------- --------------------- CIIAPITHE VII Suite de la répression. - Cours d'assi,ses el Co11seilsde guerre. - ,1 l'ersailles el en pro,·ù,ce. - Les ,•ai11c11slivris aux vainqueurs. - l'11e slalisl-ique. - Les fusillés. - La c,,mmissio11 des graces. Entre temps s'i•luil il<>Séeune <1ueslionassez grave: le désarnwment des gardes nalionales,elleclué,dn resle,en fait dans les villes oil avaient éclaté des mou ,emenls insu rreclionnc1s. Les droites de l'As~eml,lée, qui poursuivaient leurs lenlnlives de restauration et nourrissaient malgré les faits quotidiens les plus folles espérances, se préoccupaient des résistances que pourrait rencontrer la réalisation légale ou illégale de leurs projets. Le mouvement républicain qui se manifestait sur bien des points du territoire les inquiétait ,·i,·cmenl; il fallait que, le jour venu, pas un efTo,1énergique ne put leur èlre opposé; pour cela, il fallait désarmer les gardes nationales el la proposition en avait <-té déposée. )1. Thiers, qui, cependant, venait de donner des gages terril.iles de son allachemenl à la cause de l'ordre; <1uientretenait les es1>oirsde tous les partis de droite ou du centre, LJ·ouv11la proposition inopportune, au moins quant à sa mise en pratique immédiate el simultanée. Il ne la repoussait pas en principe, quoiqu'il eut préféré la réorganisation sur des bases donnant Ioules garanties pour• rordre •; il voulait la pratiquer dans les conditions qu'il jugerait opportunes. • Jamais, déclarait-il, je n'accepterai d'agir à jour lixe sur tous les points du lcr1·iloire ». Celle fois, le chef du pouvoir exécutif tint bon, malgré l'allilude particulièrement vhe de quelques modérés el du général Chanzy qui, en celle circonstance, s'était fait l'homme des droites el était rapporteur de la proposition. M. Thiers obtint gain de cause; le général Uucrol, dont l'incapacité el la vantardise étaient devenues fameuses depuis la guerre, depuis le siège de Paris surtout, apporta à la tribune la capitulation de la Commission cl il resta entendu que le gouvernement, par des arrêtés successifs pris par lui et échelonnés à sa guise, les gardes nationales seraient dissoult'S. La Hépublique nouvelle se mo11lrail plus ,·éaclionnaire que la monarchie l'i l"Empire. )1. Thiers avait blessé u,,e fois de plus Ioule la droite par une phrase cinglante:• Comment, vous avez entre Paris el Versailles 120.000 hommes de celle armée qui a forcé les portes de Paris, cl vous n'~les pas tranquilles!»

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