HISTOIRE SOCIALISTE Les mesures prises par lui étaient déjà nombreuses vers lo fin de l'année 1!)00. en cc qui touche l<'Sconditions du lravail des apprentis, des enfants et de, femmes: le lr3\·ail dans les ou, roirs, orphelinats, at eliers de charit{>ou de bienfaisance; les conditions du travail des o uvriers adultes dans les Nablissements à personnel mi,tc; la collaboration des travailleurs à la rHorme et à l'application des lois ouvri~rcs; la rforganisation du Conseil supfricur du travail; l'inspection du lravail; les contrat s entre patrons el ou,·rierA. etc. Sans doute, cc n'était pas là l'application du programme du parti, lei qu'il a élé ,·olé par les congri•s, mais ces r<'-formes accomplies ou en préparation n·a,aient-elles pas une part dïnfluence heureuse sur la co ndition si malheureuse du prolétariat et n"étaient-rlles pas pour l'encourager à s·organiser pour rt'!aliscr,par lui•mt'mc, son (·mancipation int<•gralc'! Le lï juillet, par un décret, le ministre du Commerce réorganisait la Bourse du Travail de Paris, la seul,, qui, comme la cap itale du reste, ful placée hors le dro1l commun, sous un rég_ime spi·cial. Elle avait désormais, - clic l'a perdue depui~ son autonomie administrative, par la constitolion d"une commission « chargrc, dans les limites fixées par le décret, de ra<lminislration générale • et " d'c,aminer toutes les questions relatives à son fonctionnement •· Le plus grave reproche adressé par la presse antigouvernementale au Cabinet \\'aldeck-Rousseau était celui d"avoir, par le porlefcu illP concédé à un socialiste, donné un aliment certain au mou,,cmcnl gréviste . Les grèves étaienl certainement dev~nues de plus en plus nombreuses; une s tatistique du Bulletin de /'Office du lra,,ail constatait une augmenta lion des deux tiers environ; mais n'était-il pas naturel que les ou Hiers fussent amené s à considérer que leurs revendications auraient plus de chances de réussite, un sqcialisle étant au pouvoir'! lis avaient le droit d'espérer quo cette conditio n nouvelle assurerait la neulralité des pouvoirs pul,lics, jusqu'alors prcnanl toujours parti pour les patrons. El l'accusation lancée, à cette occasion, par la presse antiministérielle était peu fondée; les événements de Sainl-Elienne el de Chalon-surf;aonc l'avaienl douloureusemenl démontrl•. Le cabincl \\'aldeck-Rousseau courut un grav·e danger, da ns le couranldu mois de décembre, à l'occasion d'une interpellation des députés socialistes \'aillant et Groussier « sm· la nécessih' d'assurer par une loi les droits de la ,illc de Paris méconnus par le Gouvcrncmenl ». \'aillanl cl Croussicr arnienl déposi, un ordre du jour« reg rellaol que, par rannulation de certaines drlibrrations ,olécs à l'unanimité par 1~ Conseil municipal et par le Conseil généi-al, le Gotl\ erncmcnl ail porlé atteinte aux droits acquis de la ville de l'aris et du département de la Seine»; l'ordre du jour portail en outre qu'il élail nécessaire, urgent « d'établir par une loi la Conslilulion municipale el les droits de la ville de Paris •· O'autrc part un
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