J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

2&i I-IISTOIRE SOCIALISTE inrombanl no"~.' ndical~ ou,-ri<'rs, aprè-s a,·oir intliqut• 'JllC lt•s associa lions profrssionnl'llrs dcrnnaienl en situation de posséd,•r, développa !'elle pensée, qur, dans un an·nir non <-loig-1l(~, <1 Jp travail drmandrrail sa r(>-munéralîonde moins en moins au salaire proprement dit, de plus en plus à une perception direclr dl'S hfn{•ficrs de ses p1·oduils 11. A son avis, le jour vicodrail « oll le capital ne se suffisant plus à lui-m, 1mr, il faudrait qu'il lra,aillr, comme il faudrail que le travail possède"· Quant à )1. ~lillerand, il ne fallait pas s'allendre à ce qu'il réédil:\I le discours dont le relrnlissrmcnl avait été si grand; n(·anmoins, il déclara aux travailleurs, qui l'écoulai<'nl, qu,· c'était à eux seuls qu'il appartenait de réaliser leur idéal el il paraphrasa. ou pour mieux dire, il commenta dans les termes suirnnls la formule socialiste: « L'émancipation des lra,ailleurs sera l'œuvre des tra,·ailleurs eux-m, 1mcs ». Celle formule « il faul l'entendre, déclara-l-il, non pas dans le sens étroit l'l ridicule qui conduirail - cl par quels procédés·> - à diviser la nation en je ne sais quelles catégories, mais dans ce sens large, élevé el fervenl que c'est l'homme qui se fait à lui-m<'me sa destinée; que le temps des miracles esl passé, ri que c'est à la fois la charge cl l'honneur des travailleurs, par leurs efforts incessants, par leur éducation conslanle, de s'élever, de s'émanciper, <leconquérir le bonheur qui esl devant eux cl qu'ils ;lrcndronl eux.même dans leurs mains ►1. C'était là un commentaire de « conccnlralion politique "· li ne pouvait avoir c1u'unc poilée temporaire el secondaire. Il ful ainsi considéré par les socialistes qui, sans abdiquer leurs convictions, dans un inlérèl de défense républicaine, donnaient leur appui au minislère \\"aldeck-Housseau. Des élections complémentaires dans l"Aubc el dans l'lsère marquèrent de sensibles progri•s pour le parti socialisle. Dans la 2° circonscription de Troyes, le citoyen Pedron, un des plus fidi•lcs amis de Jules Guesde, oblenail 3.ï95 voix alors qu'en 18J8 lc candidat socialiste n'en avail obtenu que 1.606 el dans la 2° circonsc,·iption <le l'arrondissement <le la Tour-du-Pin, le candidat socialiste en gagnait près dr l .:!Oo depuis la même époque où le parti n'en avait obtenu que :3 13. La discussion du budget s'accu~ait de plus en plus lrnlc el lP vole d'un qualrii•mc douzième provisoire allail s'imposer, lanl les incidents se greffaient sur une foule de points, l'opposilion faisanl lli-chc <le loul bois pour baltre en brèche le gouvernement plus parliculièrnment chargé d'une mission de défense républicaine. L'initiative des dépulés en matière de finances avait pl'Ovoqué un amendement de ~I. Berlhclot, député de Paris, tendant iJ. leur enlever ce droit el, sauf de légères modilicalions, rel amendement à la loi de li11ances avait élé adopté, gràce à l'appui donné par MM. Jules Hoche el Hibol. Celte résolution forl discutable n'a pas, du reste, empèché les dépenses de se développer, surtout celles qui figurent parmi les moins uliles. L ne lrès vi, c discussion se déroula lo 23 mars à propos d'une interpellation

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