J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

IJISTOIHE SOCL\LIS'J'I~ IJ<'•jàkur inkn en lion donnait d'appn'ciables résultais. Ilans l',\rdi·c hc, la candidatur(' du g-t~nl'ral c~~usail un!' dt'·failo magistrale; quclq11Psmois aupa4 ravant, 1,•chef de la /,1y11e des P11/rioles, ~1. IJéroulMe, a l'ail été battu dans la Charente. Toutl'fois. au scrutin du l!I aotll, le général était élu, avec d'imposantes majorités, dans la Somme, la Charcnlc-lnférieure el le \ord. Enfin, dons un moment d'oubli, le 2ï janvier l&°"J,Paris l'élisait contre )1. Jacques, candidat de la Concentration républicaine. Quinze jours opri•s celte élection ,1ui eut un grand el douloureux rclenlissemenl, le ministè, e Flo,1uel se relirait cl ~l. Tirnrd prl'nail le poul'o1r, trouvant le scrutin d'arrondissement substitu é au scrulin de liste. C'était l'anni-c oi, devait se l<-ni,· !'Exposition internationale, en vue do la,1uellc Je grands préparatifs arnicnl élé faits, l'année où devaient al 'oir lieu les élections générales. Dans de bien f,\cheuscs conditions clic se présentait. )lais, dans le nou, eau mmisli•re, se lrournit un homme peu populai re, fort décrié, sut· lequel la presse boulangiste faisait courir les bruits les plus graves, le représentant comme un brasseur cf a If aires louches; des a<·cnsal,ons formelles étaient venues, par l'organe de )1. G. Laguerre jusqu'à la lriùune du Palais-Bourbon. ~I. Constans ,1ui détenait, dans le noul'eau Cabinet, le porte• fcuilk de l'Intérieur, était un homme de ressources; il le démontra bientôt. La Ligue des Pa/rio/es fui dissoult>; des poursuites autorisées par la Chambre fu1cnl o,·donn(·es contre trois députés, M~I. Laguerre, Turqucl cl La isanl et, enfin, le bruit circula que le général Boulanger ainsi que les principau x chefs du Parti boulangiste allaient Nrc arrèlés. Le général, le comte Dillon et )1. Rochefort s·empressèrenl de passer la frontière. C'était loul cc que l'oulait le gouvernement. Co fut une première et grande déception pour ln ma jorité do ceux qui a,aicnl adhéré à la faction, s'y étaient lancés à corps perdu, s'y étaient compromis, de voir leurs chefs si belliqueux, les abandonner, s e mellre ù l'abri, dès la moindre menace. Oécidémenl, leurs héros manquaientd'hérois me. !Je ce jour data une s~luloirc réaction. L'appoint des forces socialis tes qui comptaient des rcpn'sentants au Conseil municipal de Paris, \'aillant, Lavy, Joffrin, Simon-So,'ns, Hélies, Brousse. Faillct, Chnbe,·t, avait joué un rôle important dans la lulte contre le boulangisme. Leur rôle n'était pas terminé, car tout danger n'avait pas encore disparu. Partout, cl au premier rang, propagandistes cl militants afironlaicnt les foules délirantes qui acclamaient le général factieux ot, fréquommenl, c'étaient de véritaùlcs batailles qui se livraient dans dos réunions tumultueuses. L'exposition internationale fut une trnvo heureuse cl féconde; la commé moration d,•s grandes dates de la llérnlution redressa la conscience p opulaire déviée par une perturbation e~lraordinairc; le l:l iuillcl, la Chamb,·c avait adopté la loi sur les candidatures multiples; le 14 aoùl, le Sénat cons titué en Haute-Cour, frappait, par contumace, de la peine de la déportation d ans une enrcintc forlifi,·1•, le !{énfral Boulang1•r, le corole IJillon et ~l. Hochrforl;

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