211 HISTOIRE SOCIALISTE Lt\ 1 Juin ,t\ruul en di~<·u...... ion la proposition lendanl à la mise en accusation du mrni,lt-.n' Ft'IT), rll,· fui rrpoussfr, ri cc n'{•taol qur juslirc, rar l'expédition du l'onl,111 1,a,ail pa, •'Il· rnlrrpl'i,r par lni: puis, jusqu'à l'incident dr Lan~ ~on, dit· an,il ohlt'nu l'approhalion de la m:ljonlé du Parlement qui a\'ait sa lar5"t' pnrt de n,•,;p:rnsal,ihtt•sans avoit' la moindre rranchisc ni le moindn• courage. La Chambr,• dc,·ail, du r,•stc. qurl11ucs jours plus lard, donnt'r la mesurt• de son rspril politique ,·n ratifiant, lt• li juillet, le traité de 1'11'n-Tsinconclu ar!'c la Chi nt•: clic amil Mjà ratifié le traité de llué cl le lra,li• '"•••· lt• Caml,odgt•, a1>prournnl ainsi la polilittnt' coloniale de )1. Jules 1·,•rr_,qto"dlc avaol si ,iolrmnwnl llélrit>, dans un monwnl d'affolement, lt• jour oit lui rnait l·tC 1·omnn1111quét• lt•trop fautaisi~lt· dépt'chc du général Bril·rc de !'bic l.a Chambre cl 1,,:-iénal ,oli'nl la loi ri-duosanl le scnice militaire à trois an'-, supprimanl IC' \'Olonlarinl t1·un an, mai~, loulrfoi~, crénnl une série dr di,pf•fl~t•-..équh·alanl au , olontarial qui dt•vena1lsimplement gratuit. .Lr budget, inl rn tl1Sn1<sio11.En celle lin de législalurc, le débat offrait un puissant onté, ,1t ... ~lccloral. C:t•l'ut pour la réadion l'oecasion de vi,·es critiques sur la gc,lion des linanc,•s Ùll pa~s par le parlo 1·,'p11blicain. Sans <loulc le sys• U·mr financir1· pn'lait-il I(• flanc à de ~(•rieusr~ <·l juslifiécs critiques, mais on con, icndra qut• ('C n '{·lait ni au, bonaparli~tes, ni aux orl~anistes. ni aux légillmish•s tl les pr(·~Pnlcr,car les rt'~imrs q II ïls n•préscnlairnl n'ri\airnl pas laissé des linanc,·, prospi•rt'S l'i drs ,·onlribuablcs satisfaits. )1. Jules Hoche qui, dt•puis que le~ d1,crs gou,·crnrmrnl5 qui se sont suceéd(· ~e sont passés <le ses t'·111i11l•nb senin·~, :-:i'rsl l'ail lt• champion ardt•nl Uc la coalition réactionnaire .-011l rt• la polot111uefis<"aled,, la lli•pulilittne. s,• signala parmi eeux qui défen• ,1,rrnl la gi-sloon répul,licaine, 1•1il apporta, à l'appui de sa thèse, des argu• nwnls :--olidrs el une éloquence imprrssionnantc par sa clarté, sa précision. )la,s une grnnùc, solennelle discussion allait sële,,•r au cours de laquelle allait rrparallrc M. Jules F~IT) c1ui, durant plusieurs semaines s'était lcnu à lï,cart el n'a,nil pas reparu au l'alais-Bourl,on. La Cl,ambrc a,·ail ,olé un crédit dcli00.000 francs pour hais de premiè1r installation à Obock, un crédit de 12 millions était demandé par le Cabine! pour l"expé<lilion de Madagascar. Fa\'orablement rapportée par 11. de LanPssan, la demande était , i"emcnt com• bal lue par )Dl. G. Périn el Camille l'cllclan; )1. Jules Ferry monla à la tri• bune cl présenta une apologie passionnée de l'expansion coloniale qu'il cn"i• sugeaot au douhlc point de ,·uc du d,heloppemenl économique cl de la défense nationale cllc-rnèmc. Lo thèse olitinl dans l'enceinte législative un succi·s con• sidéral,lc. L'anci,•n pr{•sident du Consc,I rclrou\'ait en quelques heures une majorité nombreuse et enthousiaste; clic paru! même mcnatantc pour le minislcrc en fonction. Le crédit fut ,·olé à une forte majorité. Les jours du cabinet Brisson étaient complt·s; il n·aurait pas looglernps résisté si l'<'chéaoce élcctornlc ne s'éla,l trouvée si proche. Le 1\aoùl, la Chaml,rr se séparait après a,·oir donné le spectacle d'une rare
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