J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIRE SOC! \LISTE l.i par une Asseml,li·e librement /-lue, pa,· une munir,paliti• 1-man(·c dr ,·l'\tr Assemblée cl d(-barrass(•e dr la tutelle Hroite. oppressive. souvent onéreuse. frél[Urmmcnl vexaloirP du pou,·oir central .\ ln Comm11nr, Ir soin d<"i.;ps inlt'·- rt'ls propres; au Conseil d(•parlemenlal. l'admmistration des inti'r<'ts d<-partr-- mentau,: à l'Etat, par lïnterm<'diaire des n•pr(·scntants du peuple, la g:rstion des inti-n'ts g~nfraux de la '\"alion. Briser k li<'n national, il n'en arnil jamais l-tt' sfrieusrmenl question. 01·, durant l'Empi,·e, le probli•me de la di•,·rntralisation avait été sérieuscnwnt agit(•, ,1t11dié de lr/·s pri·s, dans la presse. dans des puhlt('ations nombn•uses. Eu 18(t3, s'éla.il tenu, à :\anry, un Cong-r.-•s p(·cial pour l'examiner . .\ rr Congn·s a,aient pris part des hommes apparlenant aux partis les plus opposi•s quant au, principes politiqnrs, mais tons appartenant à l'opposition, comhatlant lC'rf'girne impttrial, n~trnl par '-mil<~un {-(randinlt'·rt'l ù am()indrir l'aetioo du pouvoir crntral et, d1~ ce Cong-l'i·~, où avaif'nl siégé, cùlc à cOlc, des rl·publicain~. drs orll•aniRIP"-,des ll'~il1misles. M:til '-Orli un programme n'l•notwanl quf• des principes gt'·néraux, ,·ag-ues il est \Tai, dégageant, toutefois, une ori,•ntalion as<,•z marqu(·e. Il ne pou\'ait gui•re rn t'tre autrement; à trop préciser !es di\'rrg ..ncr5 d'ordre politique russt'ol apparu, cl l'accord n·,,,H pu se maintenir : " 1° Fortifit•,· la ,·omm1111cqui existe à peine, en rendant obli!:;aloire, pour Ir pouvoir exénttif, le choix du maire dans la liste du Consetl municipal, cl en enlevant:\ L\dminislralion la tutelle de la commune ; 11 2•l r.réer le canton qui n'<"xi~ltp.'a~ adminislrotivcmenl: « 31> Supprimer l'arrondi,srmenl qui ne répond à rit"'n; « 1° 1::manciper le di-parlement. ,, \lai". dès la lcnlaliw• dC"mis<'en praliquP, au moi'i d'rn-ril, <lu programme d<' 'ianr~, fatalement le di-saccord (,clata cl I'« uwe de décentralisalion. qui avait rt.~nconlréde si nombrl'U'\ partis~ns, s.c lrouYa, au moins en ce qui concernait la Commune, tellement complexe, tellement liée aux questions politiques les plus brùlantes qu'elle resta confinée dans la Commission spéciale; elle y devait passer plusieurs annt'es. Tout esl encore à faire dans cel ordre d'idées cl elle n·esl pas près de surgir la solution conforme aux besoins de la d,'mocratie républicaine-socialiste à qui elle permettrait de fécondes el démonstrath·es réalisations en matii•re économique el sociale. Comme il était impossible de ne rien faire du lout, une loi avait élé rntée qui donnait à Paris l'organisation municipale dont t1 jouit et, à juste lill·e, se plaint encore aujourd'hui; dont l'empreinte est si fortement crnlralisalricc. Au point de ,·ue national, la loi avait organisé les municipalités sous deux régimes tout à fait distincts; tandis que dans les communes au-dessous de 6.000 habitants les conseils municipaux élisaient maires et adjoints, dans celles dont la population Mpassail fi.000 habitants, la nomination des maires el ndjoinls était réservée au pouvoir central. C'était M. Thiers qui l'avait exigé, combat-

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