J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIH8 S0CIALISTE ,1 ,\n111 u Plll'\lll::tt, - Le pouvoir ll·gislatif s·ext"r1·r par clrux .\~srmblé,·~ : la Chamhre des dt'puks el le ~,'nal. " La Chambre des déput~s csl nommée par le sulTragc 11ni1·erscl, dans le~ .-onditions d/•tcrmini•es par la loi élec-torale. • Le ~énat se compose de memhrcs /•lus 011nomm~s dan~ les proportions rt aux t·ond1tionsqui ~rronl rt•glées pal' une loi ~rt~cialr ,). Ln contre-projet présenté par )1. Alfred "\aq11et, qui siège 11 l'e,tn'nwg-anchc, est d'ahoi·d repoussé; il comporte u11e Chambre unique, le pou,oir ex<'-rntif cxcrré par un président du Conseil des ministres r1•sponsable dernnl la Chambre, ft,s ministres choisis eu dehors de la Chambre; re1isio11 par un,· Constituante; la nou1·elle Constitution soumise à la rnlificalion du suffrag-c uni- ,·cr,cl. C'était une préface à l'organisation du gou\'crnemcnl direct. Pui•. un amendement csl présenté, il l'ienl dn centre-gauche; le bruit circule qu'il a été inspiré par )J. Thiers. C'est )I. de Laboulaye qui lesoulicnl. li est simpf,, de t,-te mais caractéristique, car il précise la forme du gouwrncmenl : " Le gouuernemenl de la Rtip11blir11iese "ompose de c/w,: Chamlwes el c/'1111 1wisitlenl ». Le discours de )1. · de Lnhoula~ c produisit une forte impression, car il fail appel au patriotisme cl à la sagesse de l',\sscml,li•e: il faut sortir du provi~oire, telle est sa thèse domin(mtc; cc n'est qu'à celle condition que l'on eonjun'ra une situation diplomatique délicate, graw: que l'on ,lonnera conlin11l'c au pa)s; que l'on enrayera les prO/(TèS du parti du di-sordre qui ,~ reco11stituc. On devait voler, quand M. Louis Blanc demanda la parole. ln•' form,dablc clameur s'él,,,e contre lui; on le presse de dcsce11tl1·e d,• ln lribu,w. 011ft, menace, mais il persiste dan..s son projet de parler sur la position de la <1ueslion. Ses amis et lui ne peuvent l'Oler l'amendement, parce que la Hépuhli')ue ne peul être mise en 'l,,eslion: parce qu'ils sont contre la création d'une seconde Chaml,rc el conil·P la présidence de la République. • .l'entends; déclara-l-il, il raul, eu égard à l'étal des partis dans l',\sscmbl(•<',Nre sage, lrès sage ... Il faut savoi,· comprendre que lu politique vit de transactions el de compromis; il faut ne rien ru1gliger pour gagner à la Républiqu<' les esprits les plus pré1enus el les ,\mes efTnrouchées; il faul se h,Her ,ers la dissolution de l'Assemblée en é1ilanl Ioule querelle, el cela coùle qu<' coute. « A ces considoralions, dont je ne méconnais pas la portée el qui sont dicl, 1es par un sentiment que je rc~pccte, j<· , oudra,s pou,·01r me rendre : je 1',•ssa) e en , ain. " Sacrifier à je ne sais <1ucllcs comhinaisons éphémères de couloir lïnl6r<'l permanent, lïntér<'l suprème de la paix publique dans l'a,·enir, n'<•sl-ee pas faire passer la petite sagesse Al'anl la i-:rand,,. ,, :,,erail-ce un compromis dont des répul,licains auraient lieu d'<'lre satisfaits, <1uec1•lui qui consisterait, de leur pari, à tout donner sans rien r!'cevoir, el, ùc la purl de l'autre contractant, à toul rc1·cvoir sans rien doun~r ·/... ou, ~i

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