IIISTOIR8 SOCIALIST8 ~I. de Carayon-Lalour cl de M. Lucien Brun réclament, proposent ln restaurai ion de la, ici lie monarchie fran~aise cl dressent conlre les orléanistes des réquisiloires, n1<'me plus violenls que con Ire la ll~publiquc; le centre-droit, dont M. de ~!roux se foil le porte-parole, se cramponne désespérément au maréchal de ~luc-~lahon lransformi, en homme providentiel el au Septennal; le duc de Broglie, dans un discours où tour à lour éclatent son Mpit et son embarras, lance un appel pressant à la conciliation entre les éléments vraiment conservateurs." J'cspi•rc, dit-il en concluanl, que nous pourrons trouver ensemble un lcrrain de conciliation sur lequel nous élablirons un gouvernement régulier, pacifique, inspirant confiance au pa)S •· Le parti bo,rnparlislc, à son lour, entre en ligne avec M. flaoul Duval qui exécule une virulente charge contre le duc de Broglie dont il met à jour toute la duplicité, el ~!. Bérenger prend position, comme M. J.eno(·l, au nom du centre-gauche, pour un gouvernement Mfinilif, ,a 11épublique, conlre le pro• visoire du septennal, contre le provisoire si dangereux que confirme le projet de la Commission. Puis, c·esl M. Jules Favre, l'ancien ministre des AITaires étrangères, qui sort du silence auquel il s'était condamné depuis de longs mois, pour parlrr au nom de la Hépubliquc, à laquelle il a fait tant de mal depuis le -1 seplembre, dont il a conlribué à faire fusiller, emprisonner ou exiler les plus vaillants défe-isct11·s,cl son discou, s, superbe de forme, d'une violence froide, lour à tour hautain, ironique ou menaçant, soulè,•e les droilcs en des mouvcmenls tumultueux, d'une violence inouïe: • Ln pou,•oir est tombé dans vos mains, dil-il, vous vous Ncs intitulés conservateurs; qu'avez-vous conservé·? Rien que je sache. si ce n'est les lradilions impériales po.ur les res. taurer, les pcrfeclionner el les aggraver; l'arbitraire de l'état de siège; tout le corl/>ge des lois exceptionnelles ... Vous n'nvez su faire que la réaction, vous qui éliez arrivés, ayant aux lèl'l'CS le mot de liberté. Laissez donc la place à la souveraineté nationale, puisque vous lui ave, manqué! » M. !locher lui succMe; il est l'homme de confiance de la famille d'Orléans; il est un des chefs les plus habiles et les plus autorisés du groupe le plus nom- . breux, le plus important de la droile. fi parle. contre la Hépublique, • régime de désordre et do sang, qui par trois fois a élé funeste à la France». Enfin, le débal s'épuise el se clôt, la lassitude, l'énervement aidanl, cl par 538 voix contre u:;, l'Assemblée vole le passage à une seconde délibération. fi se produit comme une accalmie durant la discussion relalive au Sénat, à sa conslilulion el à ses alll-ibutions. Malgré l'opposition d'une notable fraclion du parti républicain, de M. Gambclla, de M. Jules Simon lui-mCmc qui d~lare que jamais ses amis el lui ne voleront la création de la seconde Chambre, le principe en est volé. A la fin du mois de janvier, les 28, 29, 30, figure à l'ordre du jour la seconde délibération sur le projeldc M. de \"enta,·on relatif à l'organisai ion des pouvoirs publics:
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