J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

1-12 JJJSTt )(Ill•: ::;net \l,lSTE oulrlH{t', c·e~I uuc lh'•lri... ,un·, rl jt\ la 111aîntil·ns 1). Lo gatu·hr loul rnlit\re acclama )1. c;ambclla, landis que lrs droites rrslaienl s,lenciru•t·s, à l't·xccplion du groupt' bonnpartisll\ déchalnt\ mais impuisc;ianl1nu moins dans l't.•11ccintc d,• l'.\,,,•mlMc; sa forre réelle devait se manifrslrr au drhors, dans Paris m,·mr. lt• soir, à !'hem·,• de la ,·enlrér des dépult·s habilanl la rapilalc. La gare Sainl-La,arc ful le lht'ùlrc de se<'•nesd'une rarr, iolencr; unr foule (·norme s'y pres,ail tant au dedans ,,u·au dehors: des détachements de police y a,aicnl éli• concrnll·és, pn'ls à agir. 1ls agirent, en effet, a,rc uno parlialili, cl une brutalité Jigll!'S des jours les plus sombres dt' l'Empire. Oispc•r,anl de parti pris cl exclusi,·,•mcnl les manifrslanls qui acclamaient les Mpulés r(•publicains, facililanl leur làchr aux agenls bonaparlisles lr<'s nombreux, dont l'un assaillait l.\chemenl )1. Gambella rl le blessai! au ,·isag-e, arrNanl deux députés républicains, )Dl. Lefèvre rl de )lahy; la police prnuvail à M. Houher cl à ses acol~ les quïls pou,•aienl compter sur elle en Ioule circonstance. L,• danger paraissail gra,c, car dans l'armée de nombreux officiers, même des g-énéraux, ne cachaient pas leurs sympathies, leur allachcmenl au régime dt'chu el Oélri. A la , 1-ril~.si le !{ou, ernemenl se refusa il à ouvrir une enquèle sur drs fails aussi sensationnels, pour donner une apparence èc satisfaction à la majorité de l'Assemblée el il l'opinion, il suspendait pour 11ncquinzaine le journal Le Pays, accumulateur cl distributeur des injures les plus ignobles cl les plus ,·iolenles, mais par compc11salion il frappait de la même mesure Le R"J'/J,l cl Le \IX- Siècle, sous préle,le que leurs polémiques dépassaient le lon lolérable ! La France entière arnil élf forlemenl impressio11née par ln révélalion de ~!. Girerd, par les !roubles ,iolenls de la gare Saint La,are, par l'allilurle de la police. par les explications équivoques cl l'inactivité du gouvernement. Le danger rO)al1slc arn1I pour ainsi dire disparu; le danger clérical élail ,•ncore évidrnl; le péril bonapartiste apparaissait le plus immédiat, le plus mcna~anl; le pro, isoire lri•s iodi-fini que représentait le septennal ne pouvait que favoriser ses progri·s; il élail urg,•nl de réagir. Cc fut le centre gauche, le groupe des ralliés pa,· rai,on, le groupe des timides, des ullra-modt-rés qui pril l'inilialive eu fai,anl déposer le 15juin, par )1. Casimir Perier, une proposition lendanl il 11nposcr il la Commission des lois conslilulionnclles comme base de ses travaux : l• le gouvernement de la République J'ran~aise se compose de cieux Cha111lnescl d'un Président chef du pouvoir exécutif; 2° la loi du 20 no,embrc ltti:J, par laquelle la présidence de la Hépubliquc avait élé co11fiée au maréchal de ~lac-~lahon jusqu'au 20 novcmllrc lb.'-0; a• la consécration du droit de rc, is1on parlitlle ou totale de la Conslilulion, dans des formes el à des i·po1111es•1ue <leva il délcnnincr la loi conslilulionnelle. Ln caracl(,1 isliquc de celle propos,lion se lrou,·ail dQnS l'exposé des motif& ù1rigi·s snrloul contre l'audace <lu purli bonapartiste qui consliluail un réel danger, l'impossibilité de ré!Hblir une monarchie, la nécessité de donner à la

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