J. Jaurès - La guerre franco-allemande ; L. Dubreuilh - La Commune

:itm IIISTOinE snc, \LISTE as..a. ss.i1H~pSar Yt.~rsailles; ils a,·aicnl puyt'.· de lt."'ur vie\ leur excès d'rnlhousiasrn(' cl d'ardrur. El puis. si la CornmÎ~'-ionexécutive n'avnil pas ordonné la sortie. ell,, ne l'a13il pas non plus interdite: elle avait donc sa part de responsal11lik dans le Msaslrc. c-,,sl cc que \"aillant indiqua ù la séance du :{ au soir, à rrnconlrc de Lrfran,~nis qui, rn nrnnit\rc de prolestalion1 donnait sa d{•mission. Cornmr sanction, la Cornrnunc priait alors les Jeux gén(•raux sun·iyanl~, Eudrs rl Hcrgl"rcl, (I(' renoncr1 à leurs fonctions de mrrnbrrs de la ComrnissiQn C'xéculi\'Ccl lf's rrmplal~ail1 aîn..:.ique Uu\'al, morl. par lkle~clu,c, Cournel cl Yermorcl. D'un autre cùlé, elle appelait à la direction de l'administration de la guerre Clnscrcl. déjà adjoint à Eudes, dès le ·2au soir, mais qni, toutefois, n·a,·aîl pas coopéré à la sortie. La Commune avait C'ncorc un autre drvoir urgC'nl à remplir: aviser pour que L\ss.embll-e nalionalc mil un lrrmc aux fusillades de prisonniers, aux &gorgcmenls de blessés que les \ïnoy cl les Gallifel a,·aicnl si gaillardement inaugurés à Chalou cl à Hucil, à C:hàlillon cl au Pelil-llic,'lrc. Déjà, le ·J a\Til, apt·ès la prellliCrc agression d()Stroupes vrr~aHlaises, la Comrnnn~ a, ail pris un décret dont l'article premier ,lisait que )01. Thiers, Fa\Tr. Picard. l!ufaurc, Simon el Pothuau étaient mis nn accusation pour avoir ordonné et commencé la guerre civile, allaqué Paris, tué el hlcssé des gardes nationaux, des soldats de la ligne, des femmes cl des enfants cl dont l'article '.1 déclarait que leurs biens seraient saisis. cl mis sous séquestre, jusqu'à ce qu'ils cusscnl comparu dc,·ant la jusliee du peuple. )lais s·attaquer aux meubles cl aux immeubles que les criminels pom·aient possMer dans la capitale était insuffisant. La bourgeoisie assassine ne reculernit pas; elle n'hésiterait que si clic se sentait menacée dans sa chair, que si clic cnll·e,·oyait qudq11es- uns des siens, el des plus haut cotés, au bout des canons de fusil des fédérés. c·esl cette pensée que \"aillan: exprimait à la séance du ~. quand il disait: « Pour répondre aux assassinats du Gou,·ernemcnl de ,·e,·sailles, que la Commune se rappelle qu'elle a des otages cl qu'elle rende coup pour coup». C'est celle pensée qui amenait l)elcscluze à proposer à la séance du 5 le décret sur les otages qui fut volé à l'unanimité el dont ,oiei la teneur : I (( l.. a Commune de Paris, « Considérant que le gouvernement foule ouvertement aui- pieds les droits de l'humanité, comme ceux de la guerre; qu'il s·esl rcnJu coupable d'horreur~ dont ne se sont même pas souillés les envahisseurs prussiens; « Considérant que les rep,·éscntants de la Commune de Paris onl le devoir impérieux de défendre l'honneur cl la vie des deux millions d'habitants qui ont remis entre i<•ursmains le soin de leurs destinées, qu'il importe de prendre sur l'heure loulcs les mesures nécessitées par la si lu alion; « Considérant que des hommes politiques el des magjslrats de la cité doivent concilier le salut commun avec le respect des libertés publiques,

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