J. Jaurès - La guerre franco-allemande ; L. Dubreuilh - La Commune

:110 IIISTOIRE SOCI \LISTE n1t.•nt. m· ~('raiC'nl pas dt• mise. LC's partis, «1ui vrnail"nl de se mesurt•r au ~crulrn. l·l::ürnl ù la foiR dnvantagr rl moins drs partis d(• cla~se que les partis conlt.'mporain-..: moine. p:-arcequC' lt•s ,·JncrplR théoriques ne sont pas alors au~c:ipr,'cis qu'tlR le d('VÎ<'ndronl;da,·anlagC'parce qur la situation g(•n(·ralC' plus lt>mluernnlraml les anlai;oni5les. malf(l"ti la fihre patriotique el l"i-c1ui- ,oqtH' 1·èpublicaine, à t\ll'C'chacun dr !-,Qn camp, à rompre avec les apparen<"es ,,1 le, ,~sli•mes pour ne plus sentir que les r(•alilés cl les intérèls. La pretl\e en c-1 'l"e de cc, partis. le p,·emier el le deuxii·me n"allaienl pas larder à s"èlimi,wr sponlanémeol cl le premi,•r, mème, à passer cyniquement de l"aulre cùlé M la barricade, sous les fanions de \'ersailles. Seule à la Commune devait rester la majorilt• el c·esl au sein ,Ic, celle majorité ,,ue des scisioos se prnduironl el que tics clans ri1aux se formeront el s'opposeront. ::ii la Commun<' a pour ,un malheur une histoire parlcm,•olairc. ,:est à cc frarlionnemenl nouveau qu'elle en ~rra redevable. l)i•s maintenant. il csl donc pennis ùc laisse,· de côté la minorité el de ne .-onsidi-rer que la majorité 'lui e,l di-jà, qui sera, ell loul cas, demain Ioule la Commu11c. Cette majorih\ ell~ est, à n'en pas douter, la trt's c,acte imal-{C <lt1 Paris Ot:Hier cl ,·évolulionnaire ,lu temps. lïd~lemenl, elle en n•l1.-le les opinions ou mieu, les impressions el lt•s sentiments dans leur comple,ilé heurtée cl mouvante. ( .omposile, hét-érogène au premier clwf, elle se présente faite d"(•li·mcnls ne po•sédanl aucun fonds de pen,i·e commun, sïgnurnnl, quand ils n~ .::rnu'•connai~"'t'Blpac::,el sans attache, san"-cohPsion, n'ayanl <l'aulrc-lien cp1ela haine de \ er,ailles. de L\sscmblée de ruraux qui, silùl née, a déclaré la guerre à Pa,·is ri à laquelle Paris doit tenir lt'le, sïl veut vine. Le rè,•c ,le la Cor,lc,·i,' n'a pu prendre corps. Cc n'est pa5 là el ce ne sera pas la Commune iosurrcl'lionncllc que les anl(~nt... du ~il·ge avaient \'Ouludrec::scr,en lui in<.;,ufllanl. avec l"umlt- de pensée el d'action, le sentiment ré, olulionnaire si vif el si fernw ,lonl ils (•laient eu,-m,'mes embrasés. L"appcllalion s·y trouve: l°<'spril non. llic'n <1uc le•Comik 1'enlral n"ail fait pénétrer qu·unc quinrnine de ses aflili(•s ,!ans l"as•embléc nouvelle, la Commune pseudo-l~gale, la Comn.unc élue rsl sienne pourlanl; elle est de sa lignée, son h<"rilière l'i sa fille. l'ar avancf', il l'a marqu(·e au sceau de son inJéeic::ion el dt' ~on impuis."ancc; il lui a trac(• sa ,·oie incertaine, imposl, son destin précai,·e. Elle n"échappera pas à ,·eu,, pri•délcrmina,ion. Tell,• •1uelle c·epcnda11l.celle Commune. Paris l"a11na,se laissa séduire, crut <'l e:.;p1~raen cllt· ardemnwnt, pas~ionnêmenl. c·.. ,1 qu'il n'en pouvait sentir alors l'impuissance cl la débilité. Il n'en pern•,ail ,pie les aspc<·ls gfoéreux, attirants el sympathiques. Il VO)ail là par lui app,,1;,.,, par IUJ rasscml.Jl(•s el solidarisés, tous ceux qui avaient le plus ,\pr1•m<'11lluit/• l'i le plus rruellcmeol soufl!'rl sous les régimes antérieurs. Bien p1•11 parmi ces élus qui n'eussent pas payé de l~ur personne, qui n'eussent pos t'lü condamnés, frappés sans pitié r>urla justice de Louis-Philippe, de

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