HISTOIRE: SOCl<\LIST.8 227 Elle arnil d'emhli·c rnlé l'urgence des projets ministériels, et le~ Mpull-s d,• gauche qui s'étaient levi·s de leur ban<· <·onlre !"urgence a,aienl éli· accablés d'injures. « lis sont seize», s·écria M. llugui· tic la Fauconnerie. La motion Jules Favre, reprise pa,· ~I. Buffet. d tendant ,, la ,·ommunicalion des documents, rccuC>illislculcmcnl ~1 voix. Pourtant, il fallait bien qu'une Commission l'il un rapport cl il ,·•ta,l impossible que le gou\'crncnwnt ne fil pas connaitre ù celle-ci les pii·ccs du dossier diplomatique. Elles lui ru,·cnt communiqufrs, en clkt, mais a,cc une hùle, une confusion, une ob$curilé pcut-,'lrc voulue. qui aboutirent aux plus stupi·fiantes méprises. Sur deux points, ~l. de 1;,amonl trompa la Commission. (_lue valait la renonciation du prince Léopold communiquée le l~,. au malin, par le roi de Prnsse cl forn1cllcment approuvée par lui ·> Il Hait é,idcnt que cc rdrait, malgré lïniliati,·c appa,·enlc des princes, a, ait éli• provoqué par le lloi. Or ~I. de Gramont a,•ail rc,;u. le J:l. des t,'lég-ramrncs dP )lunich cl de Slullgard qui l'informaient (d'une source non officielle « d"un bruit qu'on faisait circuler la ,cille, à )lunich ri à Slultgard, au sujet d'un<' l<'llre 'lue le l''li de Prusse au rail écrite au prince de l lohenzollern pour lui conseiller de renoncer à sa candidature». Ainsi l'action, d'ailleurs crrlainr du roi de Prusse, prenait fonnc précise, cl la "aleur de la n•nonrialion s'rn trouva:! arrrue. ~I. dr (;ramonl 11(' crut pas dernir parler de cc tNégrammr à la Comm·,si, n. Il a all,·g-ur depuis 'JUC c"élait une manu•u, rc de la Prusse. Ln Ba\'ii•re et J,, \\"urt,•mbe,·g ,oy:iient a,ec di·plaisir la candidature llohrn,ollcrn, cl les i.;ouvrnwmcnls de )lunirh cl de Slullgar<l, soucieux d"é,ilcr à l'.\llemagne l't·1u·cn,·e de la guerre, s·appliquaicnt à apaiser le conllil. La llavii•re l'essaiera jus,1u'au houl, mèmr alors que toute espérance de paix était é,·anouir, cl son ministre des afTairrs étrangi•res, le comte de Bray, adressera le Ili juillet, au roi de Prusse, la demande suirnnle : ,, (Jur le l\oi , euillc bien adhérer à la docl,·inr Mjà admis,• par les grandes puissances, laquelle exclut pour les trùnes , acanls en Europe, lrs princes des familles royales de ces grandes puissances ». Et c'est, dil \1. de Cramont, parce que la Prusse connaissait les dispositions des gomcrnrmrnts de Slullgard el de .llunich, c'est ponr faire tomber leurs défiances rt leur <lémonh·c1· les intentions pacifiques du gouvernement prussien que les agents ,!c \1. de Bismarck faisaient courir le brnit d'une lellrn du Hoi demandant le Msislemcnl du prince. Soit : mais cela même démontrait l'impossibilité pour le roi de Prusse de dégager pleinement, aux yeux de l'Allemagne, sa responsabilité sou\"Craiue du désistement des princes. Mora,lement, cela ajoutait beaucoup à la victoire de la France, cl rendoit plus inutile encore cl plus ausurdc la dc,nande de garanties soudainement produite par M. de Gt'amont. C'est pourquoi le noble et honnèlc ,lue garda le silence sur celle dépêche. Mais une aalro question hantait l'esprit de la Commission; les paroles de M. Thiers avaient porté. Les ministres auraientils commis la raulc, ayant obtenu par le retrait de la candidature la satisfac-
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