J. Jaurès - La guerre franco-allemande ; L. Dubreuilh - La Commune

14 IIISTOIH8 SOCI \l,JSTJ.; pénélrail dans Paris, Ir peuple parisirn venail de suhir unr cruelle déceplion. Il >enail cl'apprrndre qu'unr force française qui, le 28, s'élail rmparée du Hourgrl par un ,·oup dr main heureux, avait dû le :10 abandonner de nouveau crlle posilion. ,\insi il opprennil Il la fois cri éC'hre sfrieux de J'armfr de Pnris, el la cap1lulalion rfTroyol,lc dr M,•lz cl J'ouvrrlure des négociai ions de paix qui, engagées sous l'impression de lous ,·rs revers. nr pouvoirnl oboulir qu'à la mulilalion dr la pairie. Il lui parut qur le Gou,crnrmenl de la Déf<'nse naliouale n'avait pas lin' parli des énergies, des réserves tic dévouement de la grande , illc. ri le :li octobre les forrrs rholnlionnairrs de Flourens el de lllo1101uis'empar<'renl de l'lllll<'l-de-\'ille, mais elles 11<• pur<•nl s'y mainlrnir, lrs bataillons • de l'ordre• expul-~renvle J'111\lel-de-\ïlle Irs révolulionnoirrs, Ceprndanl J'ormislicr a,orloil, )1. de Bismarck 11'ayanl pas voulu con!l<'nlJr au ra,·ilaillemenl dr Paris duranl la suspension des hoslililés el J'inOuenc<•de Gambrlla élail rrdevcnue prépondéranlc :l Tours. La guerre conlmuail clone. Gambella, sans rn laisser aballre, rcnl'or~a l'armée cle la Loire. Il la porla à ~0.000 hommes cl décida de reprendre l'offensi,•e ,ers Paris. Le général d'Aurclle de Paladinc rommandail. l·n moment la victoire parut revenir à la France. Le \J n~vcmbrc, l'armée de la Loire délogea les Prussiens de Coulmiers, mais ce n'élail qu'une surprise H~.000 Fran~ais n'avaient lrouvé en face d'eux que 2'.!,000 Prussiens. C'élait pourlaol le signe de ce que pouvait une armée de secours évoluant rapidement aulour de la rapilale, si l'ennemi arnil élé fore~ de disséminer ses forces par la résislan c universelle du pays. Mais la chute dr Mel,, provoquée par la trahison, rendit ,Ii•poniblcs les forces de Frédéric-Charles: elle pesèrenl sur l'armée de la Loire; celle-ci complait alo,s ti0,000 soldais <l, malgré de nou,·eaux efforls à Ladon il Beauncla-Holandr, à Loigny, elle ne pul garder Orléans. La relruile commcn~• le 4 dfremLrc. Le gouvernement sr relira de Tours à Bordeaux. Mais (;aml,ella ne se dé,·ouragca pas encore. Le général Chanzy prit le commandement de l'armfe dr la Loire. s'adirmina vers I<• Mans Cil une relraile foergique; sans cesse il f_a,sait front pour arn'ler l'ennemi. Au ~Jans, pendant cleu, jours, aidé dP rhefs vigoureux, de Gougcard, de Jauré•guil,crry, de Jaurès, il sonlinl le choc des forces pru~sirnnes, el il se replia sur la MaJ1·nne, mais a,·cr la volonlé d,, luller t'ncore. L'arm 1c clu Xord, commanMc d'abord par Bourbaki, birnlôl par Fai,Ihcrlw, poussa en dfcembrc de ronragcuses pointes dans la ullée de la Somme: •·lie ll\ra à llapaumc, Je 3 janvrier une l,ataillc indéciee 0(1 lt'S Allemands se crurent vaincl!J', mais l'orméo française ne pul quiller J'al,r, des places du '\ord. De m,'me, la divn,ion lenlér dans l'Est demeurait ineffic.-aee. AprH une série de t'omhals à Villersexel, Il Iléricourl, Il Dijon, l'armée françaiae dul ee replier sur Bc•ancnn. Accablé.- de revers, ,IToiblie par un hi•er lerriblr, elle fut rejelée en Suisse à la fin de janvier.

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