IIJ::i'ft 1mlè l:;O(:I \l.hTl-, reste n'élait pas sur le théâtre immédial des opéralions. Le sepl~me corps. commandé par le général Félix Douay, élail à l'exlrémilé méridio.nale ùe l'Alsace, à Belfort. Le sixième corps s'organisail à ChOlons sous le commandement du maréchal Canrobert. L'En1pereur, assisté du ma1•éehal Lcbœur,- miaistre de la guerre, qui faisaih fonction de chef d'élal-majo,· général, dirigeai! l'ensemble, de sa volonté molle el de sa main déjà lreml.ilanle. L'armée fran,aisc, mal approvisionnée, livr~e tout d'abord au pèle-m~lc et au désordre d'une mobilisation à peine pt·éparée, n·,.·ail pu prendre la rapide off•nsive que quelques-uns arnienl annoncée, franchir le Rhin à Strasbourg el pénétrer par le grand-duché de Bade dans l'Allemagne du Sud. c·est elle qui subit dès les premiers jours d'aoOl le, choc de lïnvasion. Il y cul d'aùar<l à Saa,brück, le 2 aoOl, un engagement insignifiant. C'est le 4 aoOL, à l'autre cxlrêmilé <le la ligne prussienne, que s'ouvrirent ,·raimcnt les hoslililés. Le corps de Mac-Mahon, groupé autour de Strasbourg, avait ll Wissembourg, à l'exlrtlme pointe, la division Abel Douay, celle-ci fui surprise par l'armée <lu prince royal, 5,000 Fran~ais résistèrent vaillamment à 40.000 All0 ruan<ls; mais ils durent plier enfin après une journée d'[1pre combat. Décimée, ayant perdu son chef qui fut tué à la tete de ses troupes, la division ~ rnbJtlil sur le gros des forces de )lac-~lahon. Le maréchal essaya d'arrClcr la marche de l'ennemi, il s'établit aux, iflages de \\'œrlh, de Freschviller cl de Reischorren, un peu au suc! de Wissembourg el au nord <leStrasbourg. Mais ses 46.00Uhommes P.lses 120 canons ne purent soutenir l'cfiorl des 120.000 hommes el des 300 bouches à feu de l'armée allemande. c·csl en vain que deux régiments de cuirassiers et deax escadrons de lanciers se jetèrent contre l'ennemi en une charge hérol~ue. lis furent anéantisel le Maréchal, qui n'anil jamais mesuré la force numérique de l'ennemi, ni ménagé à temps sa relraile, fut obligé enfin, après une défaite aggrHée e1> désastre, de se retirer de l'Alsace el d'emmener de l'autre côté des Vosges cellepaul're armée admirable, brisée el saignante, don! l'imprévoyance de tous lesebefs, politiques el militaires, avait fait en quelques jours une cohue el une qine. Le jour meme où l'armée de afac--)fahon suecombait sur les bords dll Rhin à la force numét·ique de l'ennemi, le général Frossard élail ballu sur la, Sur, qooiqu'îl eut au moins p~ndanl une partie.de la journée lasupériorilé du nombre. Il était établi sur les hauteurs abruptes de Spickeren. Une di,·isiou de l'armée allemande, qui ne soupçonnait pas la force do corps d'armée du général Frosaard, vient se heurter à lui improdemmeol, mois peu à peu, au grondemenl du eanon, les di,·isions les plos Yoisioe• de l'armée de Steimnelt accourent et le génml Frossard, qni n'a pag pris à Lemps l'offensive, a à subir des assa11lsto,ijoure plus Yigoureus. Le maréchal Bauine, qur est s,ir sa gaucbe à <ICV"'-
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