11ISTOIH" SOCI.\ LISTE plus inutile l'apprentissage cl l'on mépl'Îsaild('·sormais tous lcschcfs-<l'u~un·c llélicats qui étaient la gloire des métic1·s. Les chemins de fol' a,·aicnl l'uiné les institutions du Tour de F1·anrr. Les ou\'rÎcrs modernes raillaient les vieux 1·itcs d"aulrcfois. Les lentati,•cs d'_\gricol Perdiguier cl de Chovin p<n11· l'animer tout cc passé Ctaicnl vaincs: le- rompagno11nagc a\'ail fait son temps. Il n'y a,·ait plus qu':1 1·angcr pieusement les beaux rubans cl les grandes ~anncs ! Oi1 se rcnco11trcr cependant :i Comment se concc1·tc1· enfin? Cal' il est de toute né<'cssité que les prolCL,tircs se conrc1·tenl: l'entente est pour eux une quc:--tion ,·italc. Or. l"Et:'ll <·11cou1·ag-c, prolt·gc les sotiétés de secours mutuels. Il ;-· interdit sans doute la disll'ihulion tic sc<·ou1·s de chùmage et :, :plus forte raison c11t·orc, les secours rie gT\·,·C'. Il y a inlcrdit les discussions p1·ofossionnellcs: cl il y inll·oduit des mernbrl'~ honorai1·rs, dC's boul'gcois. pour assure!' la paix !-.oeiale. Il n'imporlè <·epcn<lanl: ces soeiétés C:\ÎSl<'nl; elles sont tolCn:cs: clics sont u11 lieu de 1·cncontrc po~siblc: et 1'011 n·cmpèchcra jamais <l<'ux ouvriers, deux prolétaires qui se rc11~011trC'11t c11sc111blc. eu <]uclquc soeid(: que Cf• soi 1, de traitc1· le prohl\•mc de lcu1· condition. IYaillcul's, ici encol'c, il existait unf' trndition-: IC's associations syndicales étanl intc1·dilr~ en Fl'anrc, SOU\'Clll depuis drs ann(~c~) les 011,Ticrs s'étaient associés dans IC's Sociétés professionnelles de secours n111l11cls. En Jëpit dê toutes les intcnlit·lions et prescl'iptions. les sociCté-s de secours mutuels demeurant celle fois les seules autori5-ées. clics dC'\'aie11t <lcn::nir, nlors plus que jamais, drs crnll'cS de. défense profcssio11nrllc. On en a d'illustres exemples. A ~la,seillr, la Société Saint-Claude, qni datait de 1s:;r,, la Société Saint-Simon cl la Société Saint-Jude, toutes trois composées d'qu\'l'ters tanneurs ou corroyeurs. étaient animées d'un vl·1·itable cspritsyndicaÎ. En 1s:,,,, c'est i1 la suite d'une coalitio11 guidée par clic cl dans laquelle neuf de ses membres furent conclan,m's, que la Société Saint-Jude fut dissoute. Tous alors ralliùrent la Société Saint-Claude, qui déjonait fort habilement l'étroite surveillance des autorités locales. En 1855, ses memb1·cs traqués par la police, se rendaient au )a1·gc en canol) el discutaient ainsi, la nuit. en face du phare Sainte-:\laric. En 1856, cependant, les administrateurs furent poursuivis, les liYrcs saisis; et la société dut se tel'rcr, mais, obstiné• • ment, continua:\ \·ivre . .\ Paris, la Société générale des Ou\'riers chapeliers, après avoi,· été interdite en 1851, puis autorisée de nou,·cau à fonctionner en 1852, fut définitivement dissoute, par arn'té du préfet de police' en 1$;;3, pour avoir employé ses fonds,, soutenir une grève partielle. Et si, en 185;;, lors de la grande grève pour la substitution de la fécule au poussier de charbon clans les fonderies de cuivre, la Société de secours mutuels des ouvriers fondeurs en cuiHC échappa au mème sort, cela tint il ce que les organisateurs,
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