316 IIISTOIHE SOCIALISTE 1e,·aienl chaque an1H.~C prt'•s d"un demi-million sous forme de droits; placer chacun de ecs établissements sous l'auto1·ité <l'un direclc1.ll' responsable. Le projet dr loi qui fut ,·oté, non par la Constituante, mais pa1· la Législative le 21, juin 18,-,J, laissa à lcul' tête un Conseil d'administration prêsidé par le nrni,·c de la commune, organisa leur dotation, les autorisa ù garder l'excédent de }('111·s recettes pour augmenter leur capital, décida que les conditions du p1·èt sur gngcs seraient réglées administrativement chaque armée. C'était un<- légèl'c amélioration: mais on était enco1·c loin d1~woir organisé ù bon marché Je crédit du pauvre. D11 moins, une loi du Jn décembre 1850 ,·icnlelle, après deux tcnta1i,·cs infructueuses. ,·encire passible de ramende el de la p, ison le d<'lil dïiabilucle d'usu,·c. Toutes rcs mesures ou p1·opositions isolées s·effacent dC,·ant cieux projets tl'cnscmhle pré:-.cntés par Dufaurc, pour 01·gani!--cr l'un :'t Paris, l'autre en Frnncc, rassistancr publique. I.e rnot, disait Dufau1·c, était nouveau dans la langue dPs lois. « Pour la p1·emièrc fojs, ajoutait-il, le prl·ceptc chrétien de, icnt la base de tout un code administratif. » La C'hose n'l·tait sans doute pas aussi nou\'cllc que le prétendait le ministre; mais, dC'puis la première H('·volution, jamais assemblée franr:1isc n'avait élé appelée aussi solennellement à légifc1·cr sur ('C grave sujet. On courut au plt1s prc:-.sé; on s1oceupa de Pat·is, Trois traits CS!-,enticls caractérisaient le pl'ojel. L'autorité était ccnlralisl·c en la personne d'un directeur unique nommé par le ministre et ayant des pou\"oirs considél'ablcs qu'il clc\'ail exerce,· sous le contrùlc d'un Comité de sun·eillance: il cle,·e11ail <'n parliculier le lu leur des orphelins, des c-nfant~ lrou\"és 011 abandonnés, des aliénés. Puis le service était réparti entre deux di\"isions: la première comprenant les hùpitaux et hospices; la seconde, les secou1·s à domicile. Enfin, nlédecins cl chin,rgiens étaic11t désignés a.u concours, OH bien.comme le lit ajouter le docteur Trousseau. élus par leurs confrères. Le Comité, auquel le p1·ojc·t fut rrn,·oyé, C"ssaya de réduire cc qu'il nomma il l'omnipolenrc du diret'leur c•n le subordonnant à un Conseil d'administration, dans lequel dc,·aicnt rigurcr des ministres des cu1tes. Il ,·ou lait aussi déccntralise1· les sct·ou,·s ü domicile en les faisant distribuer par anondisscments. ".\lais la Constituante, {·p1·isc d'uuité et de gou\'el'llcmcnl fort. préféra le syst,:me ministériel. Quant au projet qui dc\'ait s'élend,·e à loul le territoire de la Hépublique. il csl peu ulik d'c11 retracer les détails, puisqu'il n'a jamais fonctionné. Il suffild'y noter cieux in11ovations essentiel les.D'abord l'institution des Comités cantonaux, imilés de ceux qui avaienl été décrélés en li93 el dans lesquels des prudhommes figureraient avec des médecins, des ministres des cultes cl des représenlanls de l'aulorilé municipale. Aidés dans leur tiichc par des médecins cl pharmaciens cantonaux, véritables fonctionnaires qui 1·ecenaienl un traitement, comme cela se pratiquait dans le Bas-Hhin depuis
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