:uu IIISTOIHE SOCIALISTI~ qu'ils appartiendraient néccss~mcnt i, la classe aisée. Cepcndant la loi du 1.) juill<'t 1830 des:-icna un peu ces restrictions; elle imposait encore aux Sol'iét<•!- df' romph-r. sauf exception dùmenl autorisée, LOOmembres au moins et 1.000 an pins : clic les phwait s011s la sun·cilla11cc cJ,, l'autorité muniripalc et prèfrdcn·al<' ~ clic so1111lcllait ù l'app1·ohation du gouvel'ncmcnt. la 1nodification de lru,·s statuts cl leur dissolution ; elle les obli~cail de r<'glcr lc,11·scotisations J'ap,·ès les tables ofr.ciclles de maladie et de mortalilt~. Lr:-. ..;oc·it"tt~!- n'avair11l donc pas leur pleine libcrtc_•. Elles étaient ~éparl'cs en Socit•tt·•s libres, qui s'l•taic11t ro,•méc!--de plein droit,ct en Sociétés auto• risées. Di:\ seulement parmi les prC'miè1·cs Sf' firent appro11,·c1-. Elles se défiaient drs fan•urs aulanl qur des e1npiétemc11ts du pou,·oir. Cc n'était pas :-,an"-rai,on. Beaucoup f111·c-nL pou1·sui,·ics sons prélr.xlc qu'elles s'occupaient de politique. en réalité parce qu'elles étaient sur,out composées de républit'aÎ11'-. Hien q11(' :-.ous IC' sccon<l minist~1·r dr• Léon Fauehcr An·il-OC'tobrc J8jl , on t·n t~omptc douzC' qui 5,ont dissoutes et quatr<' qui sont signalées (·nmmr dangrrrnsrs. La eirculaire de Bal'ochc du 2.-, juillet 18;j0, le reglerncnl d'admi11islratio11 puhliqu(' Uu l'• juin 18;il antirnl aggravé les <lispositi,rn~ aulorilai,·C':-i d,-. Ja loi, ('l décou1·agl~ plus qu(' slin1ulé le mot!'·emenl. Ellr-. t'ehappairnl du moins, ('Il pnrtic, au régime du bon plaisir, et c'est ,•11 profilaot de c·('tle 1·ct·orutaissnncc légale qu 1cllcs ont pu s'l•panouir lentement. :\ltilualistcs. aussi hicn qu..• eoopl'ratcurs el syndicalistes, J)Cln-ent dat,·1 de la llc,nii•m,• llépuhliquc une des phases importantes de leur (')..iSll'IH'(•. Les n•fl•aites onvrù:res. - Un article de la loi interdisait au).. Soc·iété-s de :-.ct·ours rnullu·ls de prom<'ll1·c des pensions. de relraitrs, sous le prétexte qu,... <·("llC' ambition l·tait dangereuse pour d1cs. Ôn a\·ait pensé- assez sagement - que les retraites ouvrières méritaient une institution spéciale. L'An• g-letcnc C'n avait don nt: l'cxcmplP dès 1Kl3; en Fraucc, l'initiative eu avait ,··té prise par certains patrons philanthrnpcs, par leS' Dollfus de i\lulhousc en pa,·ticulier,et pa1· ln Société i11d11strielle de la nH'me 1·ille. On a,·ait créé là un asilr poul' JO, ieux ll'availlcurs; les fonds étaient fournis par uoc retenue de;; 0/0 suries salaires, à laquelle les patrons ajoutaient 2 O'O. C'était, de leur part, i, la fois sentiment dlwmanité et calcul habile: ils y voyaient un moy<·n honn<.'·l<' et ~tir de s'attadH•t· leurs ou,TÏ<'TS, A,·anl 181l8, déjà uu projet de loi ,élabo,·ait pou,· généralise,· cette prntique. La Constituante le reprit et l"èla,g-it. Un de ses membres, \\"aldeck-Bousscau, dema1tdait dès le début 1,·tahli"emcnt d'une Caisse nationale de prévoyance. Le rapport qui fut lu à,.,. sujet '1!J fénicr 1811!/) disait: • J.1• but 11uc nou, nous !.Ommcs proposé a ,:té de créer. a,cc la garaatic <le l .Etat, uu<" iuslitution q11i, par uu<' heureuse combinaison des éléments de l'assoeiatiou, des d1an<'f""I proba.bl<'s ,le mo1·talité cl de l3ccumulation de~ intérêls, .:,ssudt au déposanl, 4"nretour de '<"l'ht'm<:nts irré,·ocablcs, une penbÎOn Je retraite- pom· ses vieux jours, cal•
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