IIISTOIRE SOCIALISTE 2H• \ÎIICC: 1< Yo11s feri('Z bien rnÎ("UX de relcnii· \"OS place-, au St.~nal... n c·c~l t:f" que faisait l'ex-roi Jért\me ~apoléon, dont IC'fi)s avait ju:-qu'alors sit~gé à la 'lontagnc : * Avant huit jours, c.lisail-il. mon uevcu aurn fait :--on Coup d'Etat N, cl il s'y ,·alliait pa1· a,·ancl'. Des oflicic1·-. da11-. un bancrurl se donn,d('nt rcndcz-,ous « sur If' premier ehamp dt~ balail1<' qui h·ur offrirait l'occasion de Yeoger l'honneur de l'armé('. N C,u.• ùa1rn.·. i1 l'Opt'.•ra-Comiquc, interrogeait ~lorny: .- On prétend qull Hl y OYOÎr un <·oup dC" halai. Que frrez-,·ous? • Et il ré1>li<1uail: "Oh! je t~khcrai d'H1·t• du ct\té du manche.;, \lalgrè ton~ ces symplômrs, beaucoup de gens st• rassurai..;nt en se disant du Président : Il n·osl'l'a pas. Il o~a. La dal<' futrcn\·oyée encore plusieurs foi~ dans les dcrnie1·sjours de :-ïowmhrr. Erdin lout fut décidé po111·la nuit du 2 J)frcmbrc. C'étail l'auni- ,er~aire d'.\ uslcrlitz el du cou1·011tlClllf'nt dt· ~apoléon lt": il est probablf' que <.·efut une cÎl·<·onstanrc dt!tcrmi nan I<' pour IC" suprrstiticuA q 11 'était Louis 8011a• part(". Et l"allentnt commença. A\'ant le jour, l'imprimerie Xationale était ocrupt:e par uo bataillon: les commissaires de police p:Htaieut dan s toutes les directions an·c des ordres secrets; \ïcyra, uu ex•tenancierdC' maison louche, qui s'était distingué au 1:$ juin 18'•!l en saccageant drs bun·aux de feuilles démocratiques el qui \'{'nait d'ètrf' promu chef d'état-major de la garde nationale, faisait crever l()s tambours déposés dans lf's mairie!), pour<1u'on ne pût hattrr le rappel; les clochers étairut gard,;s, pour qu·on ne so nn:lt pas le tocsi11. ~lor·ny, ministre de l'lntérirur. était maitre ùes communiealions a\'ec la pro, inc('; la gnrnisou de Paris, sous les ordres de :\la~nan, était :-;ur pied. consignée dans les casrrncs ou ot·cupant tous les ,poinls stratégiq ues. Les imprimC"rics C'l les bureaux drs journaux, sauf des deux qui étaient f;norables, ln J>ntrie rl Le Co11stilutio11ne/, étaie ut fermés pal' la forec armée. Lr Palais-Bourbon était cn\'ahi: le général Le Flô, qucsteul', a\'ait, qucl<1ucs jours au1>ara,·ant, monlré au colonel Espinasse, son ami, un esca lier dé1•obé par l<>qucl on potl\ ail s'échappe•· en cas de danger; c'est par là que les lroupP:!i d'Espinasse pént'·trèrenl jusqu'~, lui., Pal'is, qui se l(•ve tard, trou,·a en se réveillant les murs tapissés d'affiches <1ui annon.-aifnt la dissolution de l'.\ssembléc cl du Conseil d'État, le rétahliss~ment du suffragl' uni,crsel, la co1nocatio11 dt.•s électeurs du 1/1 au 21 dt'<·~rnl>r·,', la mise en élat de sièg~ de Paris et des départements \'Oisins. Ces ,frcisions étaient commentées par deux proclamations signées dr Louis Xapoléon. L'une, adressée au peuple, déclarait qur le P1·éside11t \"Ou lait maiott>nir la République et la sauver des complots tramés contre e lle par les hommes qui avai('nl c: déjà perdu deux mouarchies •, tout en la prolégèant • contre les passio11s sulwcrsives •; quïl lui proposa il pour cela des institution, cal,l'u'es sur celles du Consulat. L'autre, aclressfo au" so ldats, élile de la nation et jusqu'ici traités en vaincus, les con, iait, 110n pas i1 violer les lois, mais à. respecter la 100\·eraineté oationale en la personne de son élu, el
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