180 IIISTOIHE SOCIALISTE l.a Commi"'sion ne le suit pas dans cc sauvage appétit de dcslruclion. :\Jnis les dé('Îsions qu'elle pl'cnd sont déjà fo1·l gra,·es. L'obligation scolaire rst 1·cpo11ssér. presque à l'unanimité, comme une ty1·annic. Au programme, l'instl'11ction morale cl religieuse ayant tout. Lccl11rc, ('tTÎtu,·e, frantais cl calcul, seuls obligatoires cl mt1.tièrcs d'examen; le· reste est facultatif. La gratuité pour les indig-rnls sculcrnent. Sinon, cc serait le droit :t l'inslrurtion, frèl'C du droit au t,·a,·ail. Pour les instituteurs, le hrc,·ct d~capacité pou,·anl être suppléé JHll' le titre de ministre d'un des cultes l'CC'onnus par l' 1::tat. Ceux de l'enseignement libl'c soumis. comme dans le projet précédent, i1 une ll'iplc déclarntion pou,· 1'011,·e1·turc ,ruuc Ccolc et il une inspection restreinte, quasi-110111ina]c. Ceux de renseignement public nornmés par le Conseil municipal de eha(1uc commune cl pou,·anl èll'C choisis pa1·mi Irs mcmbl'CS des congrégations aulol'Ïsées, qui soul présentés directement pa,· lt·urs supérieurs. Plus dïnamovibilité; ils peuvent être suspendus par le maire, déplacés cl ré\'oqués pa1· le recteur. Les l~coles normales peuvent ètrc supprimées par le Conseil gCnéral du dépal'temcnl J\. On la'isse ainsi atLX pouvoil's locaux la faculté de farnl'iser l'l~glise, si cela leur plait. 1,'institut~u1· a droit à une retraite et ;, u11 traitement qui se compose d'une partie fixe, dont le minimum est de 200 francs, et d'une rétribution payée par les élèves; le total doit, comme dans le projet Carnot qui abolissait celte l'étribution, alleind1·c au moins 600 francs. Ces améliorations ne s'étendent point aux institutrices qui resl~nt en étal d'infériorité: car lrs examens pour elles ne sont pas publics et la lettre d'obédience équi"aut pour les Sœurs au breret de capacité. On tàchc, il est nai, d'accroitre le nombre des écoles de filles, qui ont Je même program:??e que celles des g;l.1·ç;ons, avec les tra,·aux :, l"ajguille en plus. Toute commune de 800 :lmes et au-dessus est tenue d'en a\·oir une, rnais avec eette restriction : t1 Si ses propl'cs ressoul'ccs lui en fournissent les moyens. » Point de co-éducation, quand on peut l'empêcher, soit des garçons et des filles, soit des catholiques et des enfants pl'ofcssant une autre religion. En ce qui concerne l'enseignement primaire supérieur, il est dit seulemcntqu' • il peul être Cl'éé » des écoles d'adultes et d'apprentis, des écoles du dimanche etc. L'école maternelle l'Cprend le nom de salle d'asile qui rappelle son origine charitable. En somme l'instituteur et plus encore l'institulrÎl'C publics maintenus dans une situa.Lion précaire, s'ils sont laïques; soumis au contl'ùlc et l1 la direction du maire cl du ,curé, 1·epréscntants l'un de la bourgeoisie, l'autre de l'r',glisc, qui dressent ensemble chaque année la liste des enfants admis gratuitement; obligés de tenir leur école toujours ouverte aux ministres des 1. lin N'prél>cntant, Salmoo, d1:manda, dan-. la disccussion deYant l'Asecmhl,c, qu'on t'absUnl de d~poter ~::ric~'.!~P;~l"~~ie 6~;:;;!;~~1 1 1 :et~ 0 ~c~cl~~u~~t 1 1~:~t.';•{l:~-i/u,.~(Ï~;'/lc :î•i!~l!.!~1~8.:J~h4' : ~!i;::•;,.l~%:n~:~•I~ -OlénH:ntsde fnrnçais, 1>uis inelrudion religicmse, rhant religiou:c, Lesjourn&-s comm~nceut cf OaiMeDI 1-.r uuc priCrc en commun, t1Uivied'une lt"cturc de piété. Le&é141YOsSont coaduil& aux offices par le dil'('('\eur et par les rrtal1res-adjoints (Décret du 24 Mare t&,t).
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==