Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

J.i8 IIISTOlllE SOCIALISTE i nlervrnlion ,k la flollc anglo-ri-uncaise pour cmp,'cher l'/\111richc cl la Hussie tir , inlcntl~r 11•gou,('1·11r111cnll\11·c qui refusail de l<•urli,•rf'r les réhigil•s 1•11lrt;._ ,111 ,011 krritoirc-. En Italie, lt•s lihl·r:wx de Naples élaÎC'nl J)(•rst•rul(•i-;, 1•m1Hi ..111111l"•: lt>s,iclimc-s dr:-. rr-pr,~saillrsdu l'OÎ Bornba :-.1' chiffrai('nl par diz,1i11c, dt>millic.-rs.Dan, toul 1..- IIOl'd d(• la Pl·11insuk ,on11aic11l les ras de palrouill<', aulridtirrrn(•s: <.. 'étaic11l l'l·tal tir sil•gf', 11· r<~gi111c militaire, h•s patriolC's arn~t,•:-. et fouctk~. :\lanin, le hl•ros dr Yenis<·, Cucrrazzi, le pr~!ïl,id<'nl de· la llépuhliqur Lo<r:111r.~la1.1.ini, le triurm ir dr Horne, s'en alluiellt rl'joindrr Cil r,il l,•s bannis tir la Hèpubliqn,• française,' les ,·paves de la n.. ,olulion allrmandr cl Kos>rtlh, le défenseur de la llongrir. A Parme fon..iionnai,·<'~, p1•orcsseu1·s. t·oinmpr._,·,u1ts,jurisconsulte~ {•taienl oblig-i·s de J'l.l' r:IM'I' (•1 de J)01'lC'I' les dH .. \t'llX (.'OUl'I:--.·u11 p1·ojt•l d'une IIOU\'f'IIC Sainte• .\Ilia nec de, roi, sébaurhail: cl par·lnul, rn Autriche. en Toscane,,, ~1'ldêllc, a :,.;aplrs. 111::glisrn•cou, ,·ait rn lrs a<·c,·oi:;;sant ses pri,·ilègrf. perdus el dé• 11·11isai1 lt--~ pr<'.·cautio11sp1·iscs 011 les r(•rcu·11H•sopl•rées co11tre elle. Un sru] pays ilalirn fai,ail c,ccpliou : le royaume de Sardaigne , <1ui gardai! 1111r Con~titutio11, S(' bar-ricadnit d<· lois a11lid(•f'icales cl dC'venail pnr lit même f'asif,, des ,•,pérances cl des libcr·t,'s proseritcs. Pour en re"enir à la France, l'expédilion de Horne y faisait une première ,iclinie: c\;tait le ministère <JUÎ l'avait organisl•e. Odilon B:-irrol avait. tenté de louvoyer entre les cieux puissances en conflit. le Présid ent el l'Assemblée; suspect à l'une comme i, l'autre, accusé par les ultra de la réaction de ménager Ir parti rt'.•public·ain, par le prince de se mellrc· en lra,·ers de ses idées, il l~lail condamnt\ cl, le 28 o,•tohrc 1811H, rcn,·op\sans aulr<' forme de procès,par le l'rc'sidenL • Il faut absolument que jr domine lou; les partis •, écrivait-il ir Odilon Barrot, cl le lendemain il lançait un message à l'Asscmbl(•e qui dail un n'ritablr manifeste du pournir personnel. li y déclarait <JUÏl fallait au mi11islèrc des hommes ron1prcnn11l l:t 11éecssit{· d'une direction unique el ferme; qur la France. nu milieu de la confusion des p artis, cherchait• la 111ain.la ,·olonh' de l'èlu du 10 Décembre;,; que Ir nom de Napoléon ftnil i, lui seu1 u11 prog-rammc; qu'il sig11ifiail i1 lïnt(•1·ieur ordrt•, autorité, rrligion, bicn-ttll'e du peuple, à l'extérieur dignih'• nationale. Je c,cu.c,disait lt plusieurs rt>pri~c~le signntairr, el pour mieux afft1·mer sa volonté so11vcrai11c, il choisis~ail pour ministrrs des hommes de sec()ad plan, presque des incormus, le ;.:i•nfral c1·11aulpo11l,Ferdinand Burrol, frère ingrat d'Odilon; on} voyait apparaître des hommes nou,·eaux, mais dévoués au Président: d("ux :wocatR d'/\u,·cr-gnc·, Houhc,· "' de Parieu, un banquier :russi, ,\ehillo Fould, qui indiquait Ir ralliement dr la fina,wc it cc qu'on appcl11it dès lors le {l&rli de l'l~lyséc. Dans 1111 cl,•s nombreux ,,oyagrs quïl faisait Cil Frullce,le Pr~oident, jnu~rnl !-l-Oll rôle d'ami cfps tr:\\aille11rs, a\laÎL dét•oré plusieurs hommes en hlouse: - Eh! eh! cela vous regarde, disait-on à Rothschild. - Bah! répli<Juait-il, je sais bien par oir je le repêcherai. - Et,en c ffet,les <lette&et lea

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