142 IIISTOIRE SOCI.\LISTE can F'ranN". Son ton rcnkhC" ag~ra,·<· encOl'C le caraclère violemment 1•-('n('- lionnaire d(' ('CS mPs,11·cs CL explique que la majoritë se déplace dan~ I1A~s<'mbl1'•(' ~ qu1 cll<•possc p:11· inlC'rmiltcnces de· droite ù gauche ; qu'cllr ,·otc une loi populaire comme l'abo1ition de l'impôt sur lei,. boissons; que- la Mo11t,1g11c dc,·ienne le noyau de résistance riutour duquel se g1·oupenl u11 bon nombre de modé1·és, s'avisant t11i peu lard quïls out été complices l'i dup,·s des e1111cmisde la Hépuhlique. Cette fureur de rénction explique au,,i que le pri11cc-pr·ésidcnl perde si vite sa popularité; qu'il soit hicrolol cro corollit avec l'Assemblée; qro'il songe ù la jeter par les fcnèlrcs; qu'il y ail dès la fin de Jarwicr· 1111 projet de coup d"ttat, do11l l'opportunit~ est discut,'e par Thiers. lllolé, de Broglie; el que Changarnier, toujours prêt ir • étriller la canaille », soit sur le point de repr·cndrc l'op(·ralioro dans le mois cie mai, au lendemain des élections. Mais dans ceue agonie de la Constitnanle, c'est la question e1'Lérieure crui, est la plus bn\lante. Si nousyoulions snhN' lespe1ürrl,ntions que l'annécl848 provoque d'un bout :1 l'autre cle l'ElHopc, il y faudrait un g•'<l• \'Olume tout cntic·r. Ré,·olotion en Allemagne, en Pologne. à Yienn,., en Bohème, rn CToat.ie, -e11Roumanie, en ltalie. Pnrto111 effort des nationalités opprim,'es vers leur affranchissement cl des couches infh-ieur,es de la population ,·e1.,. la lumière el l'égalité; effort d'abot'(] heureux, soin d'un raffel'nlisscmcut d,·, vidlles domi11atio11s un instant ébranlées, mona.,,chie, •••mée, Eglise, propriété.. Parmi les grandes puissanc-es eoropé<"nnes, aol. deo'-. extrémih;i, opposées apparaissent, d'un e-6'téia 'Russie, su1,rèmc espoir de la 1·èacti011,de !'notre la Ft·anœ, • étoile polah,e de la liberté•· Entre cll,•s deux, l'Angletcn't' ol la papauté, libérale au d<'bnt.. lei; gonveroemeT,ts de Prusse <'l d'.\ntndt<", 'l)Cnchent et poussc11L,fos D'iles à gauche, les ,wtrcs ,, droite_ Mais noe,; .-e pouvons suine dan,- ;,o11immense étemfoc la lutte engagée ent,·c la poussée réformatrice f.'l les fol'ces de résistanCC'; il nous ~urfira d'y marque,· le rùlc ohangcanl qu'y joua la France. Sa politic1ue cxtéricm·c, comme c'eAl le ca:,.ùa11sle~ <lCmoc1·ali<'s,dé1><•ud alors tout entière de sa politique intéri~urc, et elle t,·a,crse trois phases. Jnsqu'aux jouruécs de Juin, dans la JHrmicrc fC"1·,c-11r dc-scuthousiasrnes répu• blicains, la Fr·ancc entend contribuer· il l'éma11ci.pat.io11des peuples voisi11• et, aYec plus ou moins de prudence, elle leur promet cl leur offre son co11eours; J)uis, ayant comprimé l'esprit 1·évolu1iun11aire chez elle, elle ne peut oi ne veut plus l'encourager chez les aulr<'s. et, tant que Cavaignac est 1u1 pou,-oir, elle est, sauf quelques ,·clléités éphémères, pour la non•inLCJ'\'enÛon dans les pays étrangers; depuis l'ulcction de Louis Bonaparte à la Présidcn<'e, la restauration du principe d'autorité allant chez clic jusqu'à menacer la République cl même les libertés conquises antérieurement, elle combat chca: les autres l'cx,pausion des idées nouvelles cl y renforce le grand courant .anscn·atcur,
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