1·. .w IIJSTOIHE SOCl,\LISTE suites contrr eux pour excitation i1 la haine cl au ll'H'·pris desritoyrns ou pour al taque, contre le principe de la propriété. li passe des rernes, ae,·orde des g-r,i<-e"i,,i-;itc d<'S hùpitaux. Dufaur<', tout cn arft•C'lantune-parfaite neutralité, iusinuc par une- drculairr oflide1Jc- qnr <1 la nation doit se confier~ un passé ~ans reproche, i1 un patriotisme incontcstahle, :'1 une r{·solution mùle, én('t·- !(iquc, déjà éprou,éc au sen icc de la Hépuhlique plulùl qu'à de ,·aines et lrompcusc-s p1·omcsscs u. Les partisans du g-<~néral, SC's amis du lValiona/, prodig-uent hiographics, lithographies. hro('hures; lui-mt~mc adresse au, fonc1ionnai1·cs un manifeste qui peul passc-r pour un J)l'Oj:!ramnH"'. :\lais il a le tort d'«.'-trr au pou,oir, ce qui csl rn Franc(' un t11oyen !'l1ir d':.H·oircontrc-soi 11·~ambitions mécontent<', cl les d(;rc-ptions nigries, il est visé par Girardin qui ne lui pardonnr pas son <·mprisonnemrnt; il est ac..·rusé d'a,·oir laissé l'insurreclio11 g-randir pot1r a,·oi,· plus de mérite it l','·cra~cr, d'a,•oir ,oulu dc..~corl'rou pensionner de~ forc..tl'- qui S<" sont rencontrês s111·l<1's lisl<'S des lîlcss,·, rie Fé\Ticr · et quoique la majorité rie l'.\ssemhh·e !"en ro11sole c11lui décernant une ~ct·ondc fois l'att<·,tatio11 <1uïl a bien mél'ilé de la patrie. il l'Îsquc fo1t de rester à ter1·(' (•n1re deLn srllrs. eomn)e le pal'IÎ républicain modéri· fioul il est l'homme. I.e par'li a,·anct~, malgrl~ les durrs lrçons qu'il a subies, n'<•stpas C'ncorc J)anenu i, ,unir. J.,•dru-llollin est le candidat ctes 1·adieaux; il a tàch<' de gT011pc1·autourdf' lui lous lcsdCmo(•ratrs: il a hautem<'nl reconnu la nécC"ssité de réfol'llies sociales; mais Félix Piat et Pl'Oudho11 011t,·changé des injn,·es et des horions, et un ccrtai11 nombre de socialistes. faisant acte de ,,arti de dasse, cntrnùcut se· compter sur le nom de Haspail prisonnier. Hestent de ,aguC's ,·nn<lidal!--qui ont nourri qu<'lque temps saus oser l'a,·oucr, l'enYic d<" M' présenter aux suffrages populaires: Thiers, ~[olé, le maréchal 811gcaud, Changarnier. Reste surtout Louis '.'iapoléon Bonaparte. Di·s le jour uü sa famille a été exemptée de l'arr<lt de bannissement qui frappe les autres dynasties, celui-ci flotte dans le riel de la République comme• un nuage qui porte clans ses flancs la f'oudre et la ternp<'Le », mais <·ommeun nuage ondoyant, incertain, de forme el de couleur changeantes. Il a pour lui la masse des paysans, qui ne sont pas bien stirs c1ue le Petit Caporal soit mort, qui croient ,·oter pour !"oncle en votant pour le neveu ; masse amorphe, qui s'éveille à peine it la vie politique et qui n'a guère, en guise d'idées que deux sentiments: la haine de tout rc qui rnppelle les scrdtudcs du régime réodal, le fétichisme de l\1t,·c légendaire qui n'ste pour clic l'incarnation épique cle la Hévolution, de la ,·ictoire èl de la force. li a pour lui un bon nombre d'artisans et d'oun·iers, grisés, eux aussi, par l'odeur de la poud,·e et par les chansons de Béranger, dupés par les journaux qui ont, comme le Napoléo11 républicain, protesté contre l'esclavage du salaire et prèté à !'Empereur ces paroles: • Je ,·ou lais que l'oU\ ricr fùt heureux et gagnât ses six francs par jour. • li a eu l'habileté d'ètre absent ou tout au
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