IIISTOIRE SOCIALISTE J'ari'ilw·raticrnanurarturièrc:anglaisc::-;cr,a·lolcmmcntrcnver::,écdans unavenir qui n,, ,nurait:être éloigné, » dit \'illeneuve-l3argemonl. EL il ajoute, de cet accent qui dt•Yaîtréjouir ~larx cl Engrls quinze ans plus lard : 1c Le tour de la féodalité indu,trirllr en France YÎPndra cn•mitc-. ".\ï en Franrc, ni rn .\nql1\tr1Tc, cc mo,rn.•nt n'<•:-ilencore Yen11. \·oilù qui apprendta aux rt•volutionnaires ils ont pro11hl·ti,{s•ur la foi dr::iprophète::, rl'a<·lionnaircs, et l'avenir ne leur a point oh(•i. Combien \ïllerm(, Yoyait plus juste, combien il était plu~ humain que ces COlbC'l'H\li..'Ur:;~ac·harné::, à résister au dth·eloppcmcnt. du machini.:;mr, lorsque son enquête d<•.LSJ:i montrait, dans la maison centrale de Loos. près de Lille, les pri~onnie1~:<•mployle·somnw force rnolric<'de toutes les 1nachim\s d'une filature' deeoton.,(Cr:, mülheurrux, dil-il. ab~olunl{'nlnu~de la moitié supérit•urr du corp~, essoufllt~:-h.:alrlanls, cou\·erls de sucu1\ a'"aienl la plupart de leurs muscles dans unr ag'Îlulion conlinuellL•,ih, (•laient de::,cendu-a, u rôle de bêles de•somme; la vuC' rn_étail r(•\·ollanle. lleurc•usc111enl qu'une pompe à feu (c'e:-.l ~irn,i qu'on appt>lail lt)"' prrmièrcsmachines à vapcut•), a dû mrllre un terme à telle barbarie, diirne de,; temps où. pour <'crascr le blè, des esclaves s'allachaicnl ù des meules comm(dcs hœufs à un manl"gP. 13 11 esl certain que pour ers mbPra.bl<•:-., Yiclimcs de la société autant que de leurs propres instincts, les moteurs i, ,·apeur onl Hé un Yfrilable bienfail. Le::,marhinrs n'ont pas alla('hl' la fommc el l'enfant à l'industrie; il::l,'étaient déjil, mais en nombre infiniment moindri' cl dans de moins douloureuses cond ï lions, au moment ou parurent les pr<'rniersmélirrs mécaniques. ~lais avanl les machine,, c'est à domicile que les femmes el les enfants coopfraienl aux insduslrics du tissage et du filage. Celle forme du lraYail ù domi"iJ,, subsiste encore dans certaines rt'•gions f'l pèse lourdement sur Je salaire des ouvricl'!:ienregi• mcnl<'s dans les fabriques. Dès que les métiers mécaniques furent introduits dans l'indw,tric Lcxlilc, les femmes cl les enfants s'engouffrèrent par rcnlaines cl par millier..,. ainsi qu<' lf's hommes. dam, les noûveaux établis~<'If!c>nl:;. l.a filature mécanique ayant remplacé le.rouet familial où la vieille grand' maman utilisait sans trop dé fatigue le reste de ses forces à côl,• du métier où le chd du ménage poussait la na,·ctle, le travail cessa d'être un<' occupation supplémentaire pour la fernme el un jeu pour l'enfanl, et l'on put ,·oir à Lyon et dans les cm·irons, notamment dans plusieurscommuncs de la Loire.des c11fa11Ldse cinq ans, cl même plus jeunes, occupé, il rat tacher dans les ateliers. En 11t•néral, l'âge d'admis,ion est de six ans, sauf à Sainl-Quentin,où \'illcrmé en a vu peu audessous <lel'âge de huit ans. ~lais ajoute-il, , la durée de la journée. partout où l'on peul travailln à la lumière de la lampe, csl, pour les d~ux sexes et pour tous les âges, sui\'anl les saison'-,d1 1 quatorze à quinze heures,sur IC'S'fU('llcs on en consacre une ou de,uxaux repa, <'t au repos, cc qui réduit le traYail eff('(.'tif il treize heures par jour. Mais pour beaucoup <l'ou,•ricrs, qui demeurent à une demi-lieue, ou même à une lieueeL
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