IIIST(llllE SOCl.\l,JSTI•: c1ui durèr<'nl dix jours. Dt•~ormais I(' sociali,rne international a,·ait sa d1arlP, son programmf' PL son cl'i dr ralliement. ~lais Ir prnl~larial rrançais, même dans ses éléments communistes ,·t•,·nlulion• noin•s que ri•organisait alors Blanqui, ne d,•,·aiL 11nlt\ndre et rrlc-nir <·t• tri que q,wlques annfrs plus lard cl n'adopter Il' programme qu'après la fondation de l'lolt'rnalionall', où la ppnc;.écdt• Proudhon do1nina d'abord les esprits. Quant à Blanqui t•l à M'S ami...,, n~ de,·ai1•nt rrsll'r réfrar-tair•\s à l'idée <l'organisatiun des . travailleurs Pn parti d<•rlassc soit sur le l1•rrain iul(•rnational, soit sur 11•terrain national. Cc fut cependant leur ladiqw•, à la fois dt.'111ocrati<1ue l rérnlutinn• nairr, qui in-;pira )1arx f"l Eu~wls. Pa,· cet t•xposé, on \'Oil que l'agitation pour la réforme"" comptait <'li rait de socialiste, <JUPceux qui s'élait•nl ralli,'s aux théories dr Louis lllOnr, mais dcmruraienl <'onfondus dans les ranw,; df" la fraction républicaine d'avant-gardr. En mênw trrnps qur par IPur:-; divisions 1wrsonncll1\sPl doctrinales, IC's soeialistrs se trnu,·airnl donc hor:-i d'l'lat, non sculf'111,•11l d'agir dan~ Ir muu,·emrnl r1~volu• tionnairr- •1 ui '-t' dr ..."iinait, mais Pnrore d'uriPnlrr la dt•mo('rat ÎC' V<·~ le "-O«·ialisnH' au momC'nl dt•C'i:;if de lu ,·ictoirt'. Le so('iulisnH\ faulP <le prl'paralion th+:•oriqut\ raulr dr culture <les 111as!-ors ou,·rièrt'"', allait êlrf' t'•vin<'l'de la victoirt• dt'.•mocra• liquP, comm,• f'll 1sao 11•.;; rtipublirains,(.'l pourlrs mêrn1•-;rai-.om,, l'a,·ai1•nt l'h~ dt> la \'icloire d n libt'ralisint•. LP goun•rnrmrnt de Guizot, pendant l'agitation réformiste, ne song1•a1lqu'à durf"'r. Il srntait né•anmoin~ la nt't'P"-"-ilé, pui..,qu,il voulait durPr sans rt'1ormer, d(' pr,•ndrc appui sur le, ,01émcnls les plus consen·alcurs du pays: les cl(•ricaux. Ceux-ci, aux t~lrctions cl,• 1816, a,·airnt manœuvré de manièr<.• à ~e fairt\ t·raindr, 1 du pouvoir. Aux avanl'fl!-t qur Cuiz.ol lrur faisait, )lontalembt•rt répondait d'urn• manière peu t•ncouragPun(e, Pl ,·1111Statail 'JUC les néo-catholiqu,•s, les 11ltramo11tains, a,·airnl ,·u • Ir pr,•rni<'r mini~tre rcvrnir sur :;es pas pour leur t('ndre la main et. que lt>splus ardrnls de l1•ursennPrnis se tai~irnl pruth•mmrnt t'l sollicitai<1nl leurs ,·nix. • Le protc,lanl Gasparin cl le sorialislt' phalanst(•riPn Con,idérant s'étant pro• nonrés pour la liberté d'e11St"'ignemPnt, Ir comité clt;rit•al les avait, soulPnu~. LPs elcctions de 18"6 a,·aicnl été u11triomphe pour le parti clérical, qui fit élire cent quarante-six de ses candidats. Parmi eux se trouvait le comte cJ,eFalloux, qui prit vile une situation pr(>pondtirant,•. Guizot allait êtn, forcé de faire à ,·e parti d'autres avantages qu~ ceux qu'il lui a,·ail laissé prendre. Ces avantages n'étaient pas minces. ~lais pouvaient-ils conlenl"r l'Eglisr, qui se considère comme fruslr~ du momrnl qu'elle nP tient pas tout? D'autre part c'était il l'abandon el à la tolérance du pou\'Oir autant qu'à l'ac• livilé de ses partisan, qu'ell<• drvail ces avantages. Il lui lardait de les grossir et de consolidn le loul par un stalul l~gal qui la mlL à l'abri de tout,• reprise. Elle ,~e considérait comme si peu satisra,le, <Ju'elle continuait de crier à la per,l-cution au mom,•nt même dt' sa plus vigoureutte olJrnsivc; cl l'on avait vu,
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