382 Hl TOIHE SOCJALISTE 'J ,1111li,<1uccelle politique ,e déroulait dans les a-semblées parlemc11laircs, uu jcu1H'ccn,nin, ,\lphonse han·, écri, ..ut dam, SC!'!premières Gw!pe:.;: « Dans le quartu•rdu quai au\. Fleur-., une pam rc ,ieillc rcmmc est morte de faim. Dan~ un JJ..l)..., cüili::ié, on 11c doit pa~ mourir de foi111. ()ui donc, parmi nos députt-~. trop relcnus dans le.., i11tCrN:,occullcs qu'il., ont dnus l'cÀploitnli on des gro~:,c-,nllâlrc:--, moukrn;) la trihu11cc~icr : « Une femme C:,l morte de faim en « plciu Pari~ ! >, Ct·l ~q,pt'I poig11a11t peul t•1u·or'-' être lancé aujourd'hui ; m3is du moins co11111H·11n·•t-d ù l10U\l'I' un ,··t:110a la llihu1w. \t• ~O)OII..., p;i-. trop fiPr~, ccpcndanl : La loi d'a,,i,la11ce aux , icillard, cl aux i11li1mes c,l d'hier à peine, cl nous n'a,ons c11corc11iles rclrailcs otn rièrc,, ni la prnlcclion du trnvail de la fc111111c t'I de l't11funt il Jo111H·ilc, ,.i ra ...... lll'illH'C t.:Olllre h~ d1ô1nat{('. Th1<•rsalla,t-il do11<'èlrr écarté de la Qrande politique, passerait-il donc au pou,·oir ...ans irappel' l'opinion de ers grands coups qui 1'11npressionncnl, el la conqu1èn•nt cl l'enchainent? \liait-il. il la ,e,lle de, rnranccs parlementaires, ou rnom<•ntoù le publir juge un passé encore chaud d'actualité, laisser un \'erni.., ...u... J1('cl ::.,Ur~a réputation dcjà fort c11la111éel cmI--acrcr le n·11om qu'il nHuL <l'être apte surtout à raire :-c-; pruprc.s affaires? Sou palr1ol1"imc prudt\nunent agressif, ,a façade de lil,érali,me n:tpoléomen, le faux semblant de dignité nationale qui l'arnil l'ail ,e 1111'lera,cc tant <1,• joie, et par les mo)cn, pohc,ers qu'on sait. aux besognes de la diplomatie intcnwlionale, allait-il faire une pileu,c faillite l L'o,·,·asion de contenter~ la fois Louis-Philippe et l'opinion moyenne, en cimcntaul l'alliance anglaise t~l en donnaut s.iti~foction aux rè,cs cl aux ~ouvenirs de gloire qu'il allatl l11i-111tlincbercer dons son /Jisloire <lu Consul,,! et l'Em11in·. ccll(• o<'<'-a...iuu lui fut C"llr impo ... 1•t\. comme S<'mhlc le t•1·oin· Elias Regnault par une démarche d'O'Conncl, le graud agitateur irlandais, auprès de Pal111rr..tou. ou hic11. n.>mmt.• l'affü rnf'\ \1. lhurcau l)anq-i11, eut.il le mé11lt• <le !lemarnlcl' de lui-mèmc /J l',\nglctcnc la restitution à la France des cendres de l\apoléo11? Pou, \l. Th111·eau-Uaogi11,la ,ersion d'Elias Regnoult a élé « évidcmmeul 111,r11l~cpar les répul,licain, pour d11ninucr au~ )CUX des patriotes rinitiat1,1' du g-ouu.'\rrn•mr11t d1• .Juilh.\1 ,,. Il 11·a d'mllt.•urs rit.•11 ll'otl\é dan-; les document.., fr:uu;.:1iset a11µ-lai:,qui confirme C<"lle ,·cr-,ion ; tout, ou contraire, la contredit. En l'apporlanl que l'hicrs s'était d~cidé il l'éclamer les cendre, de Xa1wléon seulement parce que le premier ministre anglais l'avait a\'isé du projet formé par O'Connel d'inl'iler au Parlement le gourernemcnl britannique à rendre à la France les restes de Xapoléon, Elias Regnault, en lout cas, n'a été nullement ll\O par le désir de diminuer l'iniliali,e du gomerncmenl, car, tout en ménageant le •entimcnl public, il ne se g~ne pas, dans son /lisloire de Huit An•, pour foire écho au fl'afional, cl déclarer quo le tombeau de Napoléon serait mieux placé à Saint-Hélène qu'aux lm al ides.
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