Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

11ISTOI I\E OCI \l.l~TE h•s /Jroifadr l'/lomme. L.~ ,·,taiNll dil•il, IL 1 ~ 1d'l~puhlirnin~lrs plu!;!,s(•riPux».Ccgroupo fut Ir noyau dr la célèbr,' ,uciél,• Je, l>roitsde rtlomme, lorsque'"• .lmis du peupl, rurPn l (1 Î:-,pnn1. l)'autr,,, sociétés enrorc étaient écloses au solt•il de juill('l. L'étudiant Sambuc en a,·ait fond,• une dénomm(-c Soriét( de l'ordre et du prngrès. Cette société était tout entière compo!'ll·l'd'étudianl!-i 1 et chacun d,1 ..,,,,mcmbr,·-. t:.tail tenu d'a,·oir un fusil et dccicartoucht. 1s, <'C qui prou,·c bi~n que 1+ 1 ~ avis Mait1nlparlngt~~en ce temps sur la manière d'assurer l'ordre rt 1t, progrè,. l.n manière de Sambuc n'ayant pas èlé unanimement approuvée par la jeunCS:,f' rèpublicainrdes écoles, on vit. surgir une seconde sociek, fondée et dirigée par ~lare Durrai--e et Lhérilirr. Celle société demandait• l'éducation libre, gratuite, obligatoire cl purement la1que. • Citons encore la Sociétégmûoise, rondér par Thiclmam. Ccllr association était organisl-c hiérarchiquement, militaircmc11l. Il en était de même drs Amis de la patrie el des Frnnrs réglnlris, qui n~ durèrent pas darnntage qu'elle. L' Cnwn, socidé d'allure nettement rt!,·olulionnairc, ne su,·,·écul guère aux barricades sur lesquelles clic était née. La liste sera à peu près complète si l'on y ajoute deux sociél(-s dont la plupart des membres actirs durent faire partie des société, citées plus haut : la Sociéléde.•ro11damnéspoliliques, à laquelle Fieschi devait s·affilier en 183'1, bien qu'il cûl élé condamné sous Louis X\ï 11 pour un délit étranger à la· politique, cl lès R{claman/s de Juillet, organisés par O'Heilly pour participer aux secours el aux di'<:oralions accordés aux vainqueurs par le nou,·cau gouvernement. On ne sera pas ,uipris d'apprendre que le chiffre des Réclamantsde Juillet finit par s'(!le,·er jusqu'à cincJimill~. 11, n'en rurcnl certainement point, les vaillants jeunes gens qui, par un ordre du jour, décidèrent que les quatre rroix de la Légion d'honneur accordées par le lieulrnant-général aux étudiants en droit seraient placées dans l'amphithéâlt·o de l'école. Pasdavantagc ceux d'entre les étudiants en médecine qui proposèrent un rerus ,•n bloc fondé sur cc motir: « qu'un devoir national accompli en commun ne Joit pas recevoir une récompense individuelle. Dans son discours sur lrs associations libérale, cl républicaines, Manguin fut amené à parler de celle des saint-simoniens. Yoici, d'après le Jfonileur, dans quels termes il le fil : • A Paris, une secte demi-religieuse et demi-philosophique s'est formée. Elle a tout ce qui accompagne l'enthousiasme, les idées généreuses cl les erreurs. Elle a notamment sur la propriété des idées qui lui sont propres. (Mouvements'd'ilonnement. Plusù11rs voix. Que veut-il dire? ... D'antres. Cc sont les sainl-simonisl.-s ... On rit.) «Certes, co qu'il y e dr moins à craindre en Frnnce, c'est d'y voir prévaloir la principe de la cornmunaul,• d,•s biens ... (On rit). Fraction à peine aperçue dans la sQ<'iété,on a fait de cette si•,·tc l'objet d'un erfroi uni,·ersel !.. ( Voiz nombrtusts Xon ! non_! personne n'y pense). Sur Ct' qu'eu ont dit ses écrivains, chacun a pu trembler pour sa propriét{• (.llêmes dl!11ég11tio11s). On a cru voir la loi agraire à SIi dortc. (On rit, ,t dt longs murmures s'i/èvent.) •·

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