li !STOi HE SOCI.\LISTI': ~laui:uin. qui était l'orateur le plus actif de l'opposition, souleva un tumulte en <h•clarant<1u('lt's g<H1H\rnC'mt 1 nls sont les ault:'ursrl•cls des rautcs commises par h•s pf'uples : « La France entière est en guC'rrc ontre son o.dminislralion ..., s\•<·ria-t-il. El il conclut en demandant une enquête sur la conduite du ministère depuis la révolution. Le discours de Guizot eut pour résultat direct el immédiat de jeter la bourgeoisie dans la rue, non pour y faire des manifestations pacifiques comme cell,,dcs quatre sergents, mais pour em·ohir lumullueusemcnl le manège Peltier, où se réunissait la sociélt' des .lmisdu Peuple. Le ministre a,·ail dit:• Le désordre n\•sl pas le mou,·emenl, Jt, lrouhle n'est pas le progrès•· Ses amis politiques firent du désordre pour arrê.ter le mouvement. La réunion fut dissoute par deux offici<•rs d'élul-major de la garde national(•. Ceci se passait lc 2:-,s<•plcmbre, le soir même do la séance où Guizot a\'ail Mnoncc le, sociHés populaires. ~lai; on se doute bien que le discours de Guizot n'eill pas suffi à provoquer un mou,·emenl ,·iolcnl eonlre la plus célèbre cl la plus remuante des sociétés populaires. Qu'est-ce donc qui aYail exaspfré la bourgeoisie parisienne contre cette société? Pourquoi ,~lait•rllc allé{~en tumulte <lis~oudrcune réunionoù,cesoir•là, disênt les membres de la société dans leur proleslalion, on s'occupait pacifiquement d'ci-conomiesorialc ? Laso i~lé des .lmis du Peuple, ('omposée de rèpublicains, avait, dans les premiers jours de septembre, manifesté ses senlimenLs sur l'agilalion ouvrière dont nous a,·ons parlé plus haut. .\u plus forl de celle agitation, le lfoniteur raconta que la poli<'C,·enait de saisir une affiche dons laquelle on provoquait les" gardes nationaux, les chef, d'ateliers el les ounier,, à se r,•unir pour renv1•rser la Chambre des dépu Lés ». La w1·ilé élail que celle prodamalion émanait des Amis dit Peuple cl qu't,IJe a,·ail élé déposée r(1gulièrcment par l'afficheur. Des poursuites, néanmoins, furent ordonnées, el un mandat d'amener décerné contre les signataires de celle affiche, llubcrl, ancien notaire à la \'illclle, el Thierry. La presse libérale protesta contre ces poursuites, elle rappela qu'à I' 11ôlel de \'ille, l<>rsfJu'onavoil demandé au duc d'Orléans le jury pou~ les délits de presse, le futur roi avait répondu : Des dt>lils de presse, il n'y en au,·a 'plus!» Le journal la Révolution dit <1ueles Amis du Peuple étaient une • société composée de plus de trois cents membres, honorablement connus dans Paris•· L'affiche incriminée n'a,·ail pas, selon ce journal, le caractère que lui allribuait le .lfonittur. Elle• in,·itail tous les ciluyens à renoncer à des querelles inleslin1•s pour s'occuper d'un seul objl'l, la dissolution de la Chambre•· C'élail, en erfel, à ce moment, un sujet de discussions passionnées que celle que.lion de dissolution. Les 221, majorité l'1uecontre le ministère Polignac, èlaienl demeurés, el seuls r1uelqucs m mbr,•s de la droile o.vaienl cru devoir démissionner a l'avt-.nemrnl du nouveau roi. :\lai~ ,·e n'é·lait sûrl'1~enl poinl !\Ur le tonde la discussion quo l'affiche des ,1 mis r/11 Peuple in,·itail la Chambre il s'en aller; car si les journaux libéraux •'laienl unanim•·~ a proh.,,ler rnnlrc la saisie de l'alfiche el les
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