Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

llISTüll\E SOCI.\LISTE con")lruirt:! 111w :;alle ~p~·cialepour 1,•s amli1•,11·1s, qui s't·tlifia tandis que Girod (de l'.\in), nornml· l'appor~cur, puisait J1•s m(l.ll:riaux <loson travail dans l'énorme a,no.s de do~-..i1.•r., ('on.::;LiJul"s par l'inslrt11.·tion de CC'llcl'Oiossale arfail'c. Le:, prt.•\·Pnus,-n,1icnL étt' !'épJrti-; <lans Uî\'c-rsPspt'Î::iOns: les Parisiens à SaintePdagic d ll'~ fH'OYi1wiaux ù l'.\hha\'C cl au Lu-.:t•mbourg. L'a.dmiuislration s'était dt;parlic de:; ri4urur:-; dt>-; pn'mÎN ..; jour-s. 01•.;, pnrnis~ions ÙP sortie t.HairuLaecordt:•,•:a-;ux prisvnnie,~, ('t' qui su:--eila les eoll'res rag:eust.."d8e <'<'rtajns « ra.nards i) réactiornuirC>:-qui 1Jecompn·naiL•nl pa,; que rcs indulgences étai,•nt ducs au dt''f;Îl' (1,-.,; mazi-.lr;.lt;;;insl rucleurs de ~f' 1·ont:ili1_>r Jes bonnes gr.âne:;des accu--,·•s cl d'obtenir IPs t<.rnfiJr•fü:r-<~.h.•s plus faibl1•s i?l des plLLc'ionfiant-; cl"cnl.r" eux. ünc de ces feuille,, 111 Canard raisonnable et ba11ard, tha11-.;onnail ain~i C('S r,:puhlir.ains qui r,rjaienL à ta persl•cution tout en rPnda11l yj-;,itr ù IPur'Samis e1., les recevant à Saintc•PèJagic où le.s plus l'iche.s pou,·aient fairü bonne chère: Que Dieu bientôt exauce ma prièrr>, Et je prom<'ls de n'être pa-; ing-ral; Le pruph• :t.l{lfS h,:nira HobPspie; 1 ,,. La H.épuhlirp1c aura plus d'un "'\Lt1 al, lJn peu <le sang arrosrra nO'i f(,tr.-;, _\w•c plabir j'y lr(•mper;l.Î les mains; 11 l'St si doux.de ,·oi1' l11ml>erd<'s têtes! Yoilà pourquoi je sHis rt:1Juhicain. Pi('rrc Lrroux, qui visitail frl•q_ul'nrnwnl h•s p1isonniers, rapport;,, ainsi Pim• pN'ssion faile sur lui par l'atlit ude de cPrtains répnblicains: • Pendant que ces prisonnier,; h 1m'ux ('f kurs a,orals ~ahln.icnt le champu~nC', IC'sOUYfi('rscnfor• més pour la même <'ause n'avai('nl que du pain clans )('ul' chambre, et IC's plus humiliés nous s('r\·aient. à table aprl's a,·oir préparé le festin ... J'étais tri:;tc, glaré, en Yoyant ces rl•publicains qui ws-.f'mblaiC'nl à la jeunesse dorée, <lf'spropos qui circnlai,,nt aul l\11' de la table <'l que ne relenait même pas la préscnc~ de la sœur courageuse de Cavaignac». \lais lrs r(·p,ùilicains ne passaicnl pas tout leur temps m plai,irs. Un comilé aYaiL dé formé pour organi~Pr 1a dérl'nsc dr-, acens('~, <'t toult\s les fractions rl·pu• bliraincs avaienl éV, appel(•rs ù y coneourir. Tl fut d(•einè dr choisir comme Mrensrurs, non les a,·ocals les plus habilcs,'°;nais les républicains Jf's plus C{lnn.usrL les pins :ipl<'s à faire de ce pl'Oci·s un vérilahlc conr::rès de la pensée républicaine. Pierre Leroux propo'-a LamPnnais. -Qu<' vouJez-von>, que nou~ fas-;ions d'un calotin! lui dit ru<lPml\ntCa.vai~fü\t. Pierre Leroux tint bon et soulenu par .\rmand \larral, qui ve,rnjt de lire les !'aroles <l'uncroyant rt de consac= une lmwhure ~nllwusiaste ù cr livre, dont les ouvrirrs typographes rhargrs dr le composrr {t )'imprimerie avaient été eux•mt'm,•s trnosportés, fit adnwttre Lamennais. Le prêt"' démocrate, par cet acte mrore plus que par son admirable line, marquait sa rupture im'm(•diable a'\"ocRome et avec tout le vieux monde. Tous lrs rt'publir-0.ins connus ùc Paris et des départements

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==