Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

111:ffO!HI( SOCL\LISTE 10:l résolu pour Jamenerjusqu'au bout out pnfl n accC'pt!',rtil rut plus longternp.-e;ncore à se d~cidcr que Louis-Philippe à accepter son impèrieu,e collaboration, tout ce month\ rc~pira. Casimir Pcric 1r, qui f'Ûl tout ù fait arrêlé la n•n•luti11r1 de 18:m si cela aYail él(1 en son pouvoir, Hait l'homme qu'il fallait, par srs idl'h ('Ommc par son lcmpllramenl. Il était par définition un auloritairL•. Tou:-.h•s rcgards l'laicnl tournés vers lui, tandis que le ministère achr,·ail d'user ~a popularité auprl.'sdrs lhfraux par son impuissance ù les sen·ir tout en surexcitant les furrurs ronserYatriC'rspar son irnpuissancc à maintenir l'ordre matériel. Casimir Perier n•tcn·•il s,,..,amis C<'prndanl,rt allait ju~qu'à rcruscr la parole aux plus impatients d'entre eux dans la crainte, dit ICg' énéral de Ségur,« de les ,·oir amener pré1nalurémünl à la tribune la questiondl'ci-;ivc ». - 11est trop tôt, leur disait-il. sachez attendre. CPs paroles !'engageaient. llomme de combat plus que de manceu\'re, il lui faurlrait, <h-..q..u.,e- Je•-; manœu\ï'C-Saurai('nl rendu le combat nécc&Sairce, n accepter la direction. On touchait au moment décisif. Gn incident diplomatique amena la rrise cl pt'rmil au parti ùc la ré:..islancc de comm •uccr ou,·erlcmcnt l'œuvrc de réa.dion. CTJ.\ PITRE IX L'E! ROI'>: EX 1830 Les cléricaux belges et la lutte pour la nationalité.- Louis-Philippe se sert des réfugiés espagnols contre Ferdinand \"I 1. pms lt's ~acrifie. - Causes de lïnC'rlic r('Jat1v(' Je l'Allemagne. - Ec;sais de l'é,·olulion en ltali(': Home, Ilot de harharic.- L'agitation dénwcratiq_11I" aholit en ;-:.ui-.i.1~1-.'.-s constilut1on!) cantonales rl>tMgrad0'i. - Le c;onli~vt•nwnlde la Pologne el sa r~•pf'rcu.t..: ion en France. - Lo chauvinisme agressir dt.·sdémocrates français. - Laffitte est joué par le roi et remplacé par Casimir Perier. Quelle était la situation de l"Europe, remaniée par les traités de 1815, au moment où éclat.i. la révolution de juillet? Les idées libérales y éta,ent prosc1·ites el les nations, Mpecées el asser\'ies, en sourd traYail de rJvolle contre le despotisme. '.'\ous avons ,·u a,·ec quelle sympathie celte ré"olution ful saluée en ,\ng!eterre. Le mouvement des esprits y ful lei que les élections qui eurent lieu à ce moment ramenèrent les whighs au pou\'oir.Cc fut le premier ébranlement du système de 1815. \lais l'.\ngleterre n'a jamais fait de son libér,,lisme un article d'exportation. Elle le propose en exemple aux autres peuples, mais ne le leur apporte pas au bout de ses baïonnettes. Elle se prononça donc dès le premier moment pour le principe de la non-inter'"ention. Ce principe, d'ailleurs, tout au moins pour la Belgique soule\'éO à l'écho du ca-

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