Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

AVANT-PROPOS Qu'on ne s'étonne pas qu,· la J)(ll'liede l'11 isloire Sociatislc qui va suiv1·1· n'ai/ pas les mèmes p1·opo1·lionsque la pa;-t qui a été consacrée, en ci11q volumes, à la Révolution française, de üt Constituante au Consulat. C'est que la Révolution est la source ample et zirofonde d'où dérivent les événements; et le seul moyen de comprend,·e tollle l'évolution du siècle, c'est de soumettre à une analyse presque minutieuse le bouiltonnemenl des idées et des forces qui jaillissent du sui remué par la Révolution. L'essentiel est que dans la suite de l'œuvre la même préoccupation domi11ante se marque, qui est de faire apparattre toute la valeur des phénomènes économiques. Il ne s'agit pas de les abslrairP, de coupe,· l'ltistoire en deu.r, événements politiques d'un cûté, événements économiques de l'autre, mais de démêler l'action 1·fciproque des intérhs <'conrmiique., fi des combinaiSOfü politiques. L ·œuvre hait particulih·eme11l malais<',.et méritofre pour ce Ur période du Premier Empire oli il semble quP toute la Révolution ail pris je 11r mis quelle forme de théâtre un peu ri•tenlissante el vide. Je ,·,.me,·cieme, collaborateurs Brousse et Turot de leur effo,·t en ce se11s. J'ai déjà dit, quand onl paru les livraiso11s, que Brousse, empêché par la maladie, n'aurai/ pu suffire à sa part de t,·avail sans le concow·s de Jlf. Louis Noguères. A vrai dire, la collaboratiun de celui-ci a été si étendue et p,-épondérante qu'il y aurait injustice à ne pàs y insiste>'. Il a su condense,· le récit des faits en quelques chapitres vigoureu..cet pleins et sur plus d'un point ajouter par des recherches originales à c~ que nous savions sw· cette période. Au nom de tous mes collaboralew·s, je l'en i·emercie une foii dr plus. JEAN JAURi:S.

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