551 HJST'OIRE SOCIALISTE « Le second concerne les salaires : Prix, au taux moyen, des journées de travail. • JOURNALIERS NOURRIS. - A la ville : en 1789, 0 fr. 75; en l'an IX, 1 fr. 25. • A la campagne : en 1789, 0 Cr. 40; en l'an IX, 0 fr. 00. « JOURMLIEI\S SE NOURRISSANT. - A la ville: en 1789, 1 fr. 76; e,1 l'an IX, 2 francs. « A la campagne: eo 1789, 1 franc; en l'an IX, 1 fr. 20 • D'où il réwlle que les salaires, en l'an IX, sont inférieurs à la somme Jugée nécessaire par le pré!et pour l'existence quotidienne des journaliers se nourrissant eux-mêmes. A noter, en passant, la hausse considérable du taux de l'a.rgenl qui, en 17S9, rapporte 5 °/0 • et en l'an IX produit uo intérêt de 10 °/•. La scitualion est à peu près la mème dans le Doubs, où M. le préfet Debry donne les chiffres suivants : Taux moyen de la journée d'un journalier. « Nourri à la ville: eo 1789, 0 fr. ,5; en l'"n IX, 1 fr. 2:5. « Nourri à la campague : en 1789, Ofr. 50; en l'an IX, 1 franc. « Sans nourriture, à la \'ille : en 1789, 1 fr. 2:5; en l'an rx, 2 lrancs. • Sans nourriture, à la campagne: en 1789, 1 franc; en l'an IX, 1 fr. 50. Gages des domestiques. • Mâles : en 1789, 00 francs; en l'an IX, 150 francs. • Femelles : en 1789, 40 francs; en l'an JX, 60 francs. « Intérêt de l'argent: en :1789,6 °/o; en l'an IX, 10 ¼, • ?>1. Marquis, préfet de la M.eurlhe, se félicile, en homme de sens, d'une améliora lion sensible obtenue depuis la Révoluliau, en ce qut concerne le travail des enfanLs. « A1u environs des manufactures, dit- il, on wmme nce à tirer quelque parli des enfants vers neuf ou dit an,~ dans les verreries eLles papeteries, c'est le moment où commence. l'appre.uti.;,sa.ge; ils peuvent déjà colorer les toiles dans les manufactures d'impression. et on les emploie à la filature dans les fabriques de laine et de coton. • Les habitants des vill~s qui destinent leurs. enfants à des métiers, lei relirent ordinairement des éeoles ver:i-12 a0& au plus tôt et à 14 ans au plus tard, pour les meure en apprentissage~ ils y restenLcammuaéme.nLtrois IIIIS. « Tou les les remarques précédentes s'appliquent spécialement alll garçons. Quant anx filles, elles ne sont occupées, dans. les C&D1pagnes, qo'a■:s soins du ménage, et proporlionnellement à leors forces; dans les vines, 011 leur apprend de honoe. heure à faire des ouvrages à l'aiguille propres à leur sexe, et elles sont plus tôLutiles à leurs familles que les~
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