lllSTOll\E SOCIALISTE ---------- --- aux con-u!s qui tiennent tontes dans un seul carton des Archi\·es 1 , tant leur nomhre est re,treint, et alors on mil, sans discussion pos,ilile, l'immensité du terrain gagné dans la confiance général~ par la politique consulaire. Pour fieux anciens conventionnels, Camus et Le Coinlrc - • espèce de chaudron u,(• qui veut encore faire du bruit' » - qui refusèrent d'approuver la Constitution, combien d'autre~ signèrent an registre des oui! Bréard. Patrin, Marec, Lalande, Merlino, nouyer, Lequinio furent de ceux-là. Boucbolle, ancien ministre de la guerre, républicain sincère qui vécut par la suite loin des honneurs, adhéra aus-i à la Constitution et, selon le terme si juste de M. AuJard 3, c'est un véril~hle • annuaire du To1tt Pa,is d'alors• que l'on a sous les ) eux en feuilletant les registres d'acceptation de la capitale où, d'après le Moniteur', il y aurait eu 10 non contre 12 440 oui. Nous l'avons dit, les mesures heureuses qui marquèrent la fin du consulat provisoire et - il faut bien en lrnir compte aussi au point de vue du plélliscite - telles qui furent prises entre le 3 nivôse et le i8 plu,iOse, ont contrillué à gagner les suœrages. Les commissions, avant de se séparer, votère11t, sur la proposition de Fouché et conforméroenl au désir de Bonaparte, une loi portant:« Tout individu nominativement condamné à la déportation sans jugement préalable par un acte du Corp, législalir ne pourra rentrer sur le territoire de la Répuhlique, sous peine d'être considéré comme émigré, à moins qu'il n'y soit autorisé par une perrmssion du gouvernement. • Aussitôt arrivé au poU\·oir, le premier consul, armé de cette loi, et en appliquant la dernière partie, rappela les fructidori.és dont Sicard, la Harpe, Fontanes, Carnot. Ainsi, Bonaparte continuait à se présenter au pa~-scomme le pacificateur cherchant à opérer la fusion de toutes les nuances politiques pour obtenir une • teinte nationale ' • - el cela d'autant miea" qu'en la circonstance, il rappelait des fructidorisés en se servant d'une loi volée par des parlementaires fructidoriens t En même temps, l'arrêté du 4 frimaire, qui soumellail à la rnrveillance de la police les.Jacobins, d·abord proscrits le 20 brumaire, fol rapporté el, tandis que Barère 4 , le ,ieux républicain, élail amoislié, on vil revenir La Fayette, La llochefoucaud-Liancourt, La Tour llauboorg. L'étonnement s'accroissait chaque jour à la nouvelle de ces me,ures de clémence qui touchaient tous les partis. Il n'allait pas même sans une persistance d'inquiétude puisque, nous l'a10ns vu, le pulllic crai,rnail encore les proscriptions pour ceu, qui refuseraient d'adhérer à la Cons1ilulion. Cependant la politique consulaire s'employait avec une conslante application à bien montrer que désormais les 1. AF I\', 1H3. 2'. A,tii de.s Lois du 2 oivô1e. Cf. Jour-nal dn Homme, libru du 3 nÎTÔH. 3. Hùtoire poliûque de la Rüolution française, p. 7111 note 3. 4. Tome XVI, p. 355. !>. Journal de, 1Jor,1me1 libru~ 8 nivôse. 6. On se rappelle que Barère a\'ait arprouTé lt coup d'état do 18 brumaire Voy. sup., p. 2.1.
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