Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

39U llJS'l'Oll\ R SOCI ALIST Il royaumes. pour inlimi ler le Isar el lui faire perdre le profil de ~es alliance~ .\lais celui-ci, qui n'Nail point dupe de ces ùcmonslralions théâtrales. faisait dt•m:indcr, au même moment, el plus catégoriquement que jamais, une réponse au, propo~ilions transmises par Kourakim. Ces nouvelles insistance; n'eurent point d'elTet, et l'ambassa,Jeur dut demander ,es pa,sepurts. La rupture était un fait accompli. Yainemenl Lauriston, dépèchô par Napoléon aupr~s du tsar à \Viln~, arrivait-il avec des promts,es d'accommodemenl, Alexandre ,w consentit m(•me pas à le recevoir. ~Joins de quinze jours après, le ministre des relation, e,térieure,, :\!. de Dassano, averli,,ail ~I. de Lauriston d'avoir à demander, à son tour, ses pa,seport,. en raison de l'altitude d'Alexan(lre à l'égard de l'empereur. La i,criode de, atermoiements et des négociations vaincs était close: le conflit, sourdement I réparé, rendu iné,·ilable par les prélenl"o,,s incroyables el tyranni1ues de '.'i'apoléon, allait éclater. Par des levée, extraordinaire,, de, con,criplion, impitoyable:,, la Fr,rnce dépouillée a1.Lil fourni au despote l'holocauste qu'il réclamait; près de 700000 hommes rormairnt les cadres de la Grande Arm,1e; 400000 en,iron con,tiluaient la ré,erve. 1,,,,. pro1iorlioos du dés1,tre de,aient, hélas! corre-ponllrc à cell •s-là. Le ~tl mai 181:!, Napoléon quittait Dresde N l'impératrice et, le :1) au soir, entrait à Po,en; une réception enthou,iasle J'y alternlail, mais il n'y fil guère attention. Deux jour, après, il était à Thorn, où se trouvaient les élals· ma}or~ de,; maréch, u, dt' la Granile Armée; il y passa la revue de la garde impériale qu'une \'aleureu,,• èl intrépide ré,istance devait bientùt immortaliser. L'empereur s~ rendit ensuite à Dantzii;, passa l'inspection de, trarnux de fortification. vis,ta, quelques jours après, le premier corps d'armée commandé par Davoust et cantonné à Kœnig,uerg et ,int enfin ,ur Jp, hord;; du :Siemen, non loin de Ko1no, point choi,i pour le pas~ge de la Grande Armée. li co111i!'lltde doo~r ici quelque, indications rapides sur le, forces dont :':>apolcon•lis•,osail au déhut <le la camp1gne de Russie: la Grande Armée comprc~ait onze corps d'armée au,quels il follait ajouter la garde impériale et la ré~er\'e de cavalerie placées •ous le c,,mmandemeal de llurat; les con• lingents élraof(er> avaient été rer,arlis dans lesdilkrent, corp,d'armée; c·e.t ain,i que le premier corp, comprenait, en dt•hur, de ses lro is dhbions françaises, trois divbions d 'Espagnol,, d'Allemauds el de Pulonais; il en élilil de même pour les autres corps où les nationalités les i,lus divnsi•s se cou• do~aienl. I.e cinquième corps, placé ,ou;; les ordres de J. l'unialo\\,ki, était exclu,i\'emcnl compo,é de Polonai,, le sixi1'1t1ede Barnroi~, le septième lie Sa,011,, le huitième de Westphaliens; le dhième corps coir.prenait une divi- &iunfrançaise el deux dhisions pru-,ie1•nP<. L'effectif lolal des coutiugenls ùe la Giaudc Armée, y compris les corps •

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