Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOllrn SOCl\l.lST" m,·11l toutes le, clauses de la convention qu'il s'apprêtait sccrèlemonl déjà à t ran,c:-re,~rr. ,~~ situation devint critique en i809, à l'issue de la campa:.:ne contre l'Autriche, lorsque Napol~on se fut convaincu du peu d'empressement que le czar a,ait apporté à la lntte à laquelle le lrait6 de 'l'ilsill el la comenlion d'Erfurt le contrai!maienl de co~pérer. Cerle,, ~ tpol~on avait sujet de se plaindre de ,on allié; relui-ri, tandis que les armées française, lhr.lient de fu rirnx assauts contre le~ Aulrirhiens, limitait son concours à quelques en- ,ois ,!e troupes atl\quellPs !ordre serret a,ail Né donné d'éviter tout contact aHC rennemi. Just1•menl e,a,pèrè par ce qu'il considérait comme une trahi-on, :-iapoléun exlwla son mécontentement, el s'emprcs-a de le sanctionner 1•n n'accordant au cz1r, pour pri~ de son alliance inutile, qu'un territoire de très médiocre importance, la Galicie orientale. ll'aulrcs causes de rupture allaient d'ailleurs bientôt surgir, qui devaient rendre inerficace Ioule t1•ntathe de conciliation; il faut citer d'abord, au premier rani: de ces motifs, Je , ir ressentiment gu'éprourn ?',apoléon en 1111·,enrede l'accueil sinf(11li/>rt•rnenl allier fait par l'impératrice douairière ,1,. J\n--ir aux propo,ilio•is dr mariage avec unr grande-rlnchesse clr Ru-sie, que il' despote françaiseûlélé forlheureu,de IOiral.Joutir. Le czar Al,•,anùrr, qui supportait l'alliance el l'ami lié impérieuses de:'iapoléon comme un jou~, ,c ;ouciait as,1•z peu de resserrer encon•, par des liens de parenté, des rl'lalion, qui lui parais,aienl dangereu;e,. li n'in,isl1 donc pas tout d'abord auprès de ;,a mère pour faire obtenir gain ùe ca11,e il son illustre allié; les né,:ocialions trainèrent en longueur, enlra,ées à tout moment par de, prèlenliorh nouvelles de lïmp6ralrice douairière, et la ,itualion ne prit fin qu'avec la brusque résolution, en 1800, de Napoléon de ,ouscrire sans retard au~ propositions d,• mariag,e a1t•c une archiduchesse d'Autriche, négodées parSch,\arlzenl, rg, alor, ambas,adeur de l'empereur Françob, et le ministre actuel de,; affaires ctrangèl'e::, ùuc de Bassano. Celle décision, en faisant cesser bru~<Juement Jcs pourparlers c1ue la cour de Russie se plaisait à ne point résoudre, ne labsa 1,a, néanmoins de blesser ,hement le czar el l'aristocratie ru,.;c; la situation ::e tendait d/>jà de jour en jour; l'habile Caulaincourt, ambassadeur à l'èlersbuurg. avail reçu des instructions p1·écises lui enjoignant de n • point céùer, ùc willer au strict acromplissemenl des volontés impéri,1lcs, de s'opposer vivement a toute tenlali,e de violation du traité de Tilsit!. D'autre pari, le blocus conline11lal, que Napoléon prétendait maintenir el qu'il impo,ail rigoureusement à Lous les peuples alliés ou \'assaux, ruinait le commerce de la Hu»ic, mise dans lïmpo,sibililé d'ér,ouler en Angleterre quelques-uns de ses plus importants produit,,. La détestable polilique douanière de ;sapoléon menait l'Europe à la banqueroute el neutralisait, en attendant, la ,ilalilé commerciale des nations. A ces raisons d'ordre économique \'enaienl s'en ajouter d'autresqui ne

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