IIISTOIHE SOCIALISTI, B. - LA CO:\:STITUTION DE L"A'- 1 IIJ 'fandis que le, partii désarmaienl cl que Bonaparte VO)ail ,accroitre son presligc 1ier•onnel, h Con•tilulion nou"elle s'l•laborail au •cin des s•rlions crécc~ par les deux commi,sions législalives. Le puùlic fttl peu tenu au couranl des trarnux de ces deu~ ,eclions. Il smail qu'elles comprenaient, - pour les Cinq-Cents: Uoulay de la ~leurthe, Lucien Oonaparte, Chazal, Dnunou, ~larie-Joseph Chénier, Cabani,. Chahaud; - pour les Anciens· Garat, Laussat, L<-mercier, Lenoir-Laroche el fü•gnier. ~lais de tous ce, noms on ne se souciail guère, car c'est d'un seul homme qu"étail allenùue la rédaction de la constitution nouvelle, cl partoul l"on ,e répétail que Sieyès le penseur, le pbilo•ophe, allait donner au pay~ l'~u1·re que dcpub longtemps il mûrissait. Le Publici,tl' dbail: • Tout le monde ,ail que Sieyè, a un plan de constitution pour la Franre ... » l\apporl clu Ourcau central du 28 b,·um. publié par Aulard, Pa,-is ,om Ir Comulat, t. I" p. 1~- Le Dip/omr,/P du ~'O brumaire écrivait de son côté : " On assure que Sieyè, a depuis longlemps un plan ùe conslitution d,rns ,on portefeuille, plan qui a oblenu 1,,, sulTragcs de Lous ceuI qui en onl eu communication ... • Sur ce qu'était ce 1ilan en lui• même pcr~onne n"en sa,ail rien el les opinions les plus dil•erses se flrenl jour, à telle cnsl'igne que les lemme, s'amusaienl • en platanl une boule ùe clomino, en chi!Ionnanl une gaze• i, interroger le sort pour savoir quell~ ,erail la constitution. (Cl. IJ,plomaLP du ï frimaire. Or sieyè, lui-m~me, cle qui l'on attendait tout, n'avail pas le moindre plan en portefeuille, mais seulement des• idées• qu'il accepta cle communiquer au\ deut ·ections. Il n'a jamais présent() un projel déflnilivemenl rédigé; il résulte de là que noos nous trouvons en présence de plusieurs versions présent(·es comme reflétant sa pensée avec une égale fidélité. )lignel' ùon~e un r~sum6 de son plan de con,titulion d'après communication d' « un membre de la Co111ention à qui plusieur:, entretiens a,ec Si1•yès,ur cc sujel onl permis de retracer eAactemenl les re<,orts ,le sa machine politique"· )1. Van lai' fai,anl élal d'un article du Moniteur en date du 10 frimaire - article quïl croit inspiré par Sieyè:, pour orienter l'opinion -el de l'ouvrage de lloulay de la .\leurthc. Tlulorie camlit11liom1Pl/r dr Sir!JèS, é,·arte l"anal},e de ~lignet qu'il croil se rapporter plutôt à la constilnlion que Sieyès avail imaginée en l'an Ill . .\1. Aulard enfin• pense que Sieyès a propose d'abord le projel publi,·• par ~lignel d'après l'original qnp lui avail communiqué Daunou'. el que plus tard il le modifia 1,our e,~ayer de conlenter llonaparlP; Boulay de la M1•urthe )1ous ferait connallre celte modification. :'ious pouvon~ dire dès l 1/,,r. <l, lt, Rn,. (,·., l. 11, p. 26\ et 3:'>9.- 2. ,,p. rit., chap. :111. - 3. /li,. polit. de ltt Ji, n,l. f, .1 p. î05. - 4., CC. Taillandier, Dunw1r,1t., l,io9r,,phi1tt1(:c:, lhw,,11111 p. ftt.
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