3CO IIISTOlllE SOCIALIS1't,: réginH'nts rie l:t !(arde Ùnpériale. Dès lors, il avait sous Il main ;)()0000homme,, cl rarmèe dc.stinée à opérer sur le Danube fut divisée eo trois cprps principaux : le premier, sous les ordre, de Davoust, devait se réunir à Ralis. h•)nne; le second, sous les ordres de Lannes, devait se concentrer:\ Angshourg; le troisième, commandé par Masséna, devait se r"unir à Ulm. Les réserves de cavalerie étaient placées sous le commandement de Bes• sières; Augereau, Lefèvre el Bernadotle étaient à la léle des con li ngeats fournis par la Confédération germanique. C'est le 13 aotH 1800 que Napoléon quilla Paris pour prendre le commandement suprême el, le 16 au soir, il était installé en son quartier général de Donaverlh, où Berthier l'avait précédé. Le iO, l'armée au lrichienne était coupée en deux, du côté de Ralisbon ne, par un habile mouvement du maréchal Davousl, el le 20 s·enga;e la bataille d0 Abensberg, après laquelle les Autrichiens, culbutés par l'élan irrésistible des troupes de Lannes, se retirèrent de l'autre côté de 1'13ar. Le même Jour, la cavalerie de Be,sières assure la prise de la ville de L.1ndshul. Telles furent les opérations préliminaires qui pr~par hent la décisive bataille d.Eckmühl (22 août;. Plus de cent mille Autrichiens étai enl là, en position, sous les ordres de 1'3rchiduc Charles. Les corps de Lannes, de Da,oust, de Lefèvre se préci• pilèrent à l'a,$aul avec furie, el une charge de cavalerie autrichienne fut impuissante à arréter la débâcle. L'archidur, Charles dut s·enruir en laissant entre nos mains plus de dix mille prisonniers, el six mille morts el blessés sur le champ de bataille. Ce jour-là, deux mille Français pay èrenl de leur vie la Joie de fournir à l'empereur un nou,eau bulletin de victoire. Les jours suivants, :-.apoléon s'empara de Ratisbonne, el, enivré par un succès si rapide, il lança à son armée une de ces proclamations orgueilleuse~ où se complaisait sa monstrueuse vanité : • Soldats! vous avez Justifié mon allenle; ,ous avez suppléé au nombre )'Ur la bravoure; vous avez glorieusement marqué la ditrçrence <1ui••\iste entre les soldat~ de César et les cohues armées de Xercès. L'eoneml, enivré par un cabinet parjure, paraissait ne plus conseneraucuo souvenir de vous; son réveil a été prompt : vous lui avez apparu plus terribles que jamais. Aujourd'hui, défait, épouvanté, il fuit en désordre; déjà, mon avan&-gardea pas,é l'Jnn; avant un mois, nous serons à Vienne I a C'était nai : la route de Vienne était ouverte, et on oubliait, dans ce triomphe, les succes~irs échecs subis eo Italie par le prince Eugène, les revers infli.~és à nos troupe,, en Tyrol, par les hordes hérotques de l'aubergiste André Hoter, la défaite de Poniatowski en Pologne o(l Varsovie tomba aux mains de l'archiduc Ftrdioand.
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