Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOIHE SOCJ.\l,ISTI': aigles triomphales.jusqu'aux colonnes d' ll<'r~11le:lioaus,inou•a vou,dt•, 0111rag,•s a. wnger .... !::ioldats ! tout ce que I ous avez lait, tuut c,· que ,ou, ren•t. t'lll'0re pour le bonheur du peuple français el pour ma gloire, sera éteruellP111C11l dans mon cœur ! • Panout les ordres de l'empereur furent e~écutés; el ce rut une 111arche triomphale à tra1·ers la France: le,; compliments, le,; h1rangue:s ,1·wccdèr~nt N le, chansons, suivant la recommandation impériale, célébrèr,•nt lt•, vicl•>ircs passées et futures. Citons comme échantillon cette strophe ù'Aruaull: L'honneur ,ient encor vous tenter Nos drapeaux qu'a vus la \'i-.tule L'honneur vous d1l dt• les planler ~ur les deux colo•1ues d11ercule Courez atl1ancbir cc détroit \"01s1u d, l'Africain sauva,l,(e, Borne d'un monde lrop étroit Pour l'élan de rntre coura~e. L'armée d'Espagne, forte d'environ :/50000 hommes, fut di1•isée en huit corp, placés sous les ordres des maréclianx Victor, Soult, Moncey, Lefèvre, Mortier, :S.eyet des générJu, Guuvion-!::iainl-Cyr el Junot. La camµa~ne commenta tout Lie suite avec vigueur et les troupes de l'indépendance essuyèrent ùcs revers successifs : Moncey refoulait le, E;pagnols sur Uon en leur la1,..:int 12 000 prisonnier,, tandis que Lefèvre s'emparait le 1" nowmbre de Jlilbao après avoir mis en déroute les troupe, unies du général La Romana et du µénéral Blake. t;ur ces entrdailes, Napoléon venait prendre en personne la direction des optlrat1ons; et, le" novemure, il arrivait ù Vittoria et le 10 il s'emparait avec Soult de la ville de llurgos où il établi"ail son quartier général. JI s·agissail maintenant pour l'em~creur cle s·ouvrir la roule de Madrid: la tàche lui fut d'aborù lacililée par la bataille ù'E,pinosa où l'armée d'Estramaùnr·c subit le rude et meurtrier assaut des corps ùe Victor et de Lefèvre, vub par celle ùe la 'l'uleùa (23 norn,ubre) où le maréchal Lannes qui avait ra,t ,., Jonction avec )Joncey, ilcrasa les troupe, ennemies commandées pourtant avec une énergie désespérée par Castanos el Palal'ox. Cue dernière el redoutable étape restait à franchir pour arriver aux JJOrtesùc ~a ;riù: le terrible défilé de la Somo-Sierra, où les Espagnols avaient ré,olu ùe tenter une suprême résistance cl où ils s'ètaicnl forlillès dan, une vo,ilion d·avvarence inc,pugoahle . .:".apoléon,qui parfois étail économe du ~ang de ses soldats, trouva l'occasion bonne de confier à ses au,iliaires polonais le soin de franchir les prc.nicrs ce Lerdble passage où quatre homm1•; de front ,eulemenl pou1,lient .engager. • J,, ,ous labse l'honneur d" pa»er annl ma garde im~ériale » dit avec un noble geste le magnanime empereur k l'eacadron composé de Jeunes gens arrilès la veille de \'ar,ovie. Il n'en

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