Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

lllS'fOII\E SOCI.\LlSTE di,,ail ,ur lui ,,1 canne le11•e; elle JU plus m,'me: elle acru~a son fils c1·a\'oir rnulu ras,as,iner, el perdant toute pudeur et Ioule me,ure, elle alla jusqu'à crier à Ferdinand, en présence du ,iPu~ mari inconsricnl et résigné: « Tu n'es qu'uu bàlard, lu n·es que le fils de ma honte, non \"héritier d'Espagne. • Napoléon a~sislail impa,sible à cette scène scandaleuse: il ne sortit de son calme que pour adres,cr froidement à Ferdinand celle déclar,1lion : • si ce ~oir \'OU> n·a,cz pas abdiqué, vous serez traité en fils rebelle el en complice de l'insurrection. • De telle, paroles étaient claires et sinistres ; ~·erdinand, suant de peur, céda enUn el remit son abdication à Charles I\' qui lui-m~nw s'empressa d'abandonner tous ~es droits à l'empereur. Le château de CbamlJord,une rente viag~re de sept millions et demi l'urcnl, pour le vieu, souverain, Je prix de ce n.arché infâme; le château de :'\a,arre el un million de revenu furent la parl de r'erdinaml. •relie ful \"entrevue de Bayonne d'où sortirent dé~honorés les acteur, de ce drame abominable, drame que Cbaleauhriand sut flétrir de ce, parole• jusle,, el sévères:• Il n'est pas be-oin de monter sur des tréteaux cl tic ,e d,·gui,er en hi.trion lorsqu'on e-t tout puis,ant el qu'on n'a p" ,le parlerr~ à tromper; rien ne ,ied moins à la force que lïnlriguc. :'\apolcnn 11'clait pas en l eine el poumit être franchement injusle; il ne lui aurait pas plus coQté de prendre l'E,pagne que de la rnler. • Moins d'un mois aprè, le OJuin), Napokon proclamait son frère Jo-eph roi ù'E,1>agne et celui-ci foisai:, le 7 juillet sui\'anl, son entrée à Madrid; ,,.ais déjà l'in,urrectiun boulC\er,ail tout le ro}aume. Dè, le mois de mai, lt's Asturies étaient entrées en pleine révolte, hienLOt imitées par la G,1licie, le royaume de Léon el la vieille Ca,tillc. L'Andalousie ,e ,oulna à ,on tour et une junte réunie à Séville déclara la ;,uerre à la France; la population, ,urPxcilée par la furie patriotique, ma,,arrc le mar ,ui, del S,,c,·oro, capitaine-général soupconné de tiédeur. En Kstramadure, le caJ11Lai11e de la Torre périt l'galernenl pour a\'Oir, hésité à s'a,,uder à l'insurreclion. L"ArJgon, elle, lre»aillait loul entière au snutne enllammé de Palafox qui jurait de mourir plutôt que de rendre Saragosse. l'artoul moines et prêtres entrainaient les m;,,se, populaire:s et trao,- lormaicnt en guerre rcligirme, plus meurtrière el plu~ cruelle que toutes les autres, le soulèvement insurrectionnel: le crucillx en main, Ils d6chalnaleot le ranati,me et poussaient les foules au1 pires excès. A Valence, c"est un chanoine sanguinaire, nommé Gaho,qui organise le,; masaacres dont .lllchelet trace un tableau saish,ant: • L;n peu plu,; de trois cent, Françab s'élail réruglés dUII la citadelle. Calvu , ,1 les trouver, les voil épuu\anl~s des cris du peuple el leur prome, de le, 1,rolè,;er. Cette promesse les tire de leur ulle el au"' porte1 U, 10111 ma,.acrb. li r eut là une scène qui dépasse la S&lnt-Barlhélemy elle-uttme..

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