Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIIHTOllH: SOCIALIS'l'g du rri 1,lit. Autour de l'empereur, on s'était montré hostile à l'institution tle rrs pr~ts, car il srmblai t préci,érnent qu'ils fissent trop ,·oir lrs conséquences ruinru,rs flr la gurrre. C'Ml à ce sujrl que Napoléon ~cril à Cimbacér~s. le :; a1ril 1807 1 : «J'ai pris, il) a quinze jours, un décrrt pour prôter au, fabricants sur nanlissrnienl '· Toutes ces prétendues délicatesses que l'on met en avant sont des bêtises cl des sophismes. A quel cri d'alarme cela donnerait-il lieu qu'un fabrirant dise: • Jr suis riche, j'ai pour un million de « marcliandi~rs; je ne puis lrs vendre, el Je n'ai pas un sou. Le gouverne- « ment me prNe 100000 (•eus : je lui donne pour sOrelé !Oll()()() écus de mar- " chandi5es. Au liru d'Hre un ohjl't de di,cr,•rlil, cela e;L au contraire, un moi en de crédit.• Lr premier prôt fut con,cnti à Oufougrrais « propriélairl' de la manufacture dr cristaux dr Ha ~laje,té l'lmprratrice ». C'est rie la manufacture du ~lont-Cenb qu'il F'a<?il. ',ou, voyons sur l'/llal 3 de propo~ilion qur Dufougerai, fabriquail ordinairèrn,•nt pour •,~>0000ou ~~MHXWl francs par an, dont i60<KMJ l'rancs d'exportations. Il avait, rn l8tlî, pour 350 000 francs de marcbandisps invenclnes à P,1ri,; il rn a-ail pour J~~l 1M•1 francs au Creusot el il employait :im ouvrier:; au li1•11 de ',!Ml. l'armi les industriels il qui des prêl~ furent encore cons.•nli:;, nou, voyon, 1 l'nrier, constructeur de machines à Chaillot qui, au lieu de :?:;O ou :;oo ouvriers, en occup<' :;2; Dilh, propriétaire d'une manufacture de porcelaine à Pâris, CJUia ',Oouvriers au lieu de :..'OU ou 2;;0. Girard, fabricant de lampes à Paris, qui garde :;o ouvriers; 'fhomire, fahricanl de mrubles et dr bronzes à Paris, qui, de 800 ouvriers. est tombé à 211. La Banque de !>'rance, créée au lendemain du coup d'Etat de brumaire par des banquiers de Paris, avait pour but primitir d'aider au développement du commerce el rie l'industrie. Le capital de la Banque, tel qu'il fui fixé le 24 pluviôse an Vlll (i3 février i800), était de 30 millions el divisé en actions de J 000 francs. J.lonaparte, voyant grandir le crédit de la Uanque, résolut de rendre plus étroits les rapports qui l'unissaient au Trésor, cl c'est ainsi que, le 24 germinal an XI, puis le 22 avril i806, il Ill porter le capital à '15 puis i1 !I() millions, donna à la Banque le privilège des billets payables au porteur et à vue, et l'incorpora pour ainsi dire à l'Etat, se réservant la nomination d'un gouverneur et de deux sous-gouverneurs•. !.lien entendu, de celle façon, la Banque de Prance ne restait pas seulement un instrument pour favoriser 1. CorraÎ,ondance de Napolron t. X\, 1 p. 3\. . t. La Caisse d'amorû.ssemeol- dut con":,crer 6 millions à ces }l~U con1eD&i1 a 1 0/0 d'1nL.i:rè1. :l. Archi•e• na.t.ionale1 At,'1v IOOJ,22 a.ril INJ7. L ArchiTca natiooales. AF1, l0601 tll juin Ht07. ~ •. Voir St.our,n Lu FiMnc,, dt, Co""'4l4l. La loâ du 28 nnLôao an IX rét,blh let •genla rle change e\ leur donne le monopole de Jean fooction1, qui con1i1\.'lienLalors trilit essen~•Ue~ mens. à !'terrirdïo1.enn,dialft1 dao, le, op4ra&âoo1 a.r capitaa1. Noauad• Il&:" le cb•l de 1 lhal, il~ d,_,.aient pr~ter ,ermen,, d,poser un ca111.ioo11ement. el coostis.aer un 17odicat.

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