262 IIIS'l'OIHE SOCIALISTE ,,n ri\·i,.,rr ,ur la Seine cl sur la Loire; 26000 en lransb0rdement à Rouen; 81 mo en mer dirigés vers le Havre el 55 300 dans les dé1>ôlsde la Charité, de Saiut-Brieuc, de Dantzig el d'Ostende. Les achats de Vanderbergh ont élé au,si rapides que considérables. Quatre-vingt' à cent vaisseaux charl(és de grains ou farines sont déjà arrivés dans les porls de France. Un plus grand nombre sont en mer pour la même de,linalion, et, dans un mois, tous les achats auront touché le sol de la République. Ces arrivages ont déjoué déjà les spéculations des accapareurs et les projets des mal intentionnés. Environ 100 000 quintaux de seigle ou froment sont dirigés vers les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, où les besoins sont extrêmes. Le reste est destiné pour Paris et arrive au Havre pour entrer dans la Seine. Ces quanti lés suffiront, je pense, pour nous foire arriver au moment où l'agriculleur des départements voisins de Paris porte sa récolle au marché. Mais il ne suffit pas d'avoir des blés ch,ns nos ports ou même dans nos magasins pour être rassurés sur les suhsislances pendant les cinq mois que nou; avons à parcourir. En effet, le temps des moissons est l'époque de l'année où les marchés sont le moins approvisionnés el, conséquemment, il est à présumer qu·on sera forcé d'opérer alors des versements considérables à la halle. D'un autre côté, les eaux basses dans cette saison ralentissent les arri"ages et re11denl les montures difficiles, maU1aises el souve?1t impossibles. JI est donc de la prudence de prévoir ces cas. Or, les moyens de transport employés jusquïci ne nous mettent pas suffisamment en mesure pour pouvoir fournir à une consommation forcée. Et il serait possible que les ports du Haire el de Rouen fussent engorgés de nos blés sans que nous eussions le moyen de fournir la rarine nécessaire à l'approvisionnement de Paris. C'est pour obvier à ce grave inconvénient que j'ai cru devoir profiter du mois de navigation qui nous reste pour amener aux environs de Paris et comertir en farines tous les blés achetés au dehors. En conséquence, j'ai organisé le transport le plus rapide possible. Presque tous les bateaux de l'Oise et de la Seine vont être employés. Des relais sont placés daus les passages difficiles pour hâler la marche des bateaux et surmouler tous les obstacles. La navigation sera soutenue nuit el jour et des hommes de confiance accompagneront tous les convois, tant pour accélérer ljlS transports que pour sur1 eille1· les conducteurs. Les blés seront distribués à Corbeil, SaintDenis, Pontoise et Beaumont où des moulins seront retenus en nombre suffisant pour fournir 1 000 à 1200 sacs de farine par jour. On sera peu étonné cte ce:; µrécaulions et de l'étendue des moyens qu'on emploie si on réflechit que, pou1· t'ournir ces 1 200 sacs de farine par jour, il faut 5 000 à 6 000 quintaux de blé cl le travail de trois cents moulins. « Quant aux blés qui sont destinés pour les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, j'ai cru que la vente devait en être opérée sur les marchés des lieux qui ont le plus de besoins et j'ai envoyé dans cha-
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