IIISTOII\I~ SOCIALISTE (\'agir selon ,on propremouvrmenl. Gomml', malgré la surveilla11cc,lelapolicc, malgré les e!Torts de toutes sortes, on ne pouvait pas ramenrr l'abondance rie, blés ni rababser le prix du p iin, el cela, comme on le disait justenwnl plus haut, parce qu'on ne pouvait pas faire qu'um' récolte mau,aise de\lnt bonne CJmme par miracle, le premi"er consul s·avisa lie jeter sur le marché les blé, du gouvernement, en les vendant au-dessous du cour,. Et il y eut, entre lui et Chaptal, un incident qu'il est curieux de connaitre, c,r il montre que Bonaparte ne comprenait pas qu'on ne fait pas cle coup d"Etat contre les loi, économiques. Nous :;ommes en floréal an X, c'esl-à-dii-c avlil I~:!, en pleine crise. Le minbt1·e de l'intérieur écrit an premier con~ul 1 : « Génél-al, le grand objet des subsistances mérite char1ue jour une allrntion plus particulière, et je vous tran,mels à ce sujet quelques observ<1lions que je ,ous prie de peser clans voire sagesse. Vous avez cru devoir fi,er ,-, 8G francs le prix des fadnes du gouvernement; depuis huil jours, nous fournissons la halle à ce prix. Le premier résultat de celle mesure me paraîl de Jaire dévier les farines du commerce en les éloignant de la halle, 0,1 elles ne peuvent plus concourfr, et de condamner au chôruago tous les moulins qui fournis,aient aux boulangers de Paris; le deuxième résullal, c·est de faire exporter le pain el les farines de Paris pour approvisionne1· un rayon de vingt ü vingt-cinq lieues. Cette mesure est blâmée par toutes les persu1111cs qui ont la pratique du commerce. Je persiste à croire: l0 que le gou,·ernemenl doil employer tous ses moyens pour acheter des blés et, à cet c!Tct, il a fait des clhposilions convenables; z• qu'il doit se mellre en étal de ver,cr au moins ;;Q(J sacs de fari11e par jour à la halle ,celle quantité paraît suffisante s'il ne s'agit que d'alimenter Paris concurremment a,cc le commerce ; :;• quïl doiL approvisionnrr les march<'s de Pon lobe, Beaumont, Sainl-,aléry de l'excédent de son blé (c'e:.L le seul moyen de calmer les inquiétudes <!ans les dépar• tements voisins de Paris, de consener nos farin<•, pour la capitale el de forcer le propriétaire à vendre ce quïl pos~èùe encore de la dernière récolle.; ,,, qu'il doil vendre les blés el farines au prix du commerce (La seule abondance peul en amener la baisse ; ~,•qu'il esl possible de maintenir le pain il 18 sous pour les seuls nécessiteu, de Paris eu adoplant la mesure que je p10pose ci-joint. Je vous prie, général, de voir dans le projel que je Yous soumets le ré,ullat d'une mûre réflexion. Je crois qu'en \"adoptant nous diminuerons la consommaliou de Paris el nous rendrons au commerce raclivité que nous éteiguons e11fournissant au-dessous du cours. Ne perdons pas de vue, qu'en fail de subsistances, le p,·i11cipal est de 111• pa., e1111u11tff11e,·, et que, pour ne pas en manquer, il ne faut ni tarir ui Mtourne1· aucune des sources du commerce. Le prix des subsütances n'est qu·un objet seconda/,-c, el n'oublions pas qu'on ne peul le mallriser que par l'a1Jo111lancede la matière et le cc,ncours des Vèncleurs. J'aurai l'honneu1· de mus voir ùemain on 1. Archins nationale-;, AF1v 1058, pièce 71 2:; tloré:11an X.
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