lllS'l'OIIH: SOCIALISTE profér•·••'' p,11· dt's con,crils épuisés, on répo11dail stoïquemenl : « c·est la !"uerre ». Cr, lroi- mols, écrit enc()re M. Bonnal. onl une profonde signification philosophique.» Nous y VO) ons, quant à nous, une dégradante el abominable parole qui cache toutes les oppressions, toutes les violences, tous les crime;:. Les soldais baltHient les paysans el leur prenaient leur argent: c'est la f(Uerre '. - ils brûlaient les maisons, ravageaient les campagnes : c·esl ln guerre! - ils violaient les femmes. violentaient les entant, : c·e,l la guerre! Profonde philo-ophie, en effet, qne celle cachée sou, ces trois mots. :'\apoléon, l,;i. voyait clans tous les actes ignobles c1ue nous énumérons • un nwl inévitable,'résullal néces,aire des marches forcées el subitrs •, el, comme il n'était pas homme à ;;'allarJer dans des considérations lr~s vaines, puisque, en fin de compte, il ne s·agissail 11ue de vies humaines, il avançait toujours vers son objectif p1·incipal : Vienne. li y enl1·:1, sans trouver de résistance. le 1:l novembre 180:'i, mais il ne put Pmpêcher les T\usses d'aller se concentrer sous Brunn. Alexandre el l'rançois Il llispo,aienl de !lOOOO hommes el songeaient à enfermer 1'iapolèon dans Vienne, comme lui-même a,ail enfenné ~Jack dans Ulm. L'archiduc Charles pomail. en effet, accourir d'Italie el garder le sud, tandis que rarehiduc Ferdinand, a,·ec l'appui escompté des Prussiens, pou,ail paraîlre au nord. ~ apoléon ne s·arr(·le pas: il détache llarmonl pour surwiller Charles, Bernadotte pour sun·eiller Ferdinand, laisse )lorlier it Vienue el marche sur les alliés. Il tient enlin la bataille qu'il llé,in,it. depuis longtemps. Elle se déroula au ,ud de Jlrnnn, dans ranµ:le formé par la route qui Hl de Jlrunn il Yienne el celle qui rn cle Brunn à Olmulz. Les Auslro-Russes avaient leur !1uarlier général dans le pelil \illage d'Auslerlilz. JI, occupaient, en a vanl de ce village, un plateau appelé pJ,,leau de Pratzen. Au sud de ce plat.eau, se trouvent les élangs ùc Sokolnilz, Zatchan et ~lœnitz. Devant Pralzen, el entre le plateau el la route de Brunn, ii \ïenne, coule une pelile rivière, la Goldbach. Napoléon pla~a ses troupes de ttllc soi le que l(•s alliés devaient. être tentés de lui couper la roule cle \ïenne. En effet, a gauche, c·e,t-à-dire vers llrunn, i•taicnl Lannt'S cl )l urat; au centre, en face de Pral zen, Soult el Vandamme disposaient de troupes superbes; à droite, par conséquent du côté de Yienne el H'l'S les étang,, Davout était seul, el c'est. ,ers lui que l'allayue I us~o-autrichienne de,ail porter. c·e;t ùu rn0i1,s cc ,1u·espérait Nnpoléon, car son objectif était d'occuper la forte position ùc Pratzen, el, pour cela, il fallait en faire descendre le, ennemis. Le 2 décembre 180:'i, au malin, les Husses, commande, par Bu~hœwden, commencèrent il quiller le plateau de Pialzen pour marcher sur Da\Oul qui battit lente,nenl en retraite. Quand le mouvement de descente rus,e fut bien accentué, Sou Il s'cl ança su,· Pralzen el s'y installa pendant que Lannes el .l\lural, opérant contre llagration el Lichtenstein, les Pmpèchaient de gagner le plateau. L'artillerie française s'étant installée à Pralzen balai a bientôt. le champ de bataille, défonçant la glace des élangs
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==