Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

;;o lIIS'l'OlltE SOCl.\LISTE balleries du s• r1'giment d'arlillerie. sous les ordres du chef de balaillon 1~1hure 8<1nnal, La g11erre de 1/ollandf el /'affaire du Texel). Les Anglais ayant évacuo Kampen N Z110lle <lès l'arrivée à llarderwijk de l'avant-garde de Piclw~ru, relui-ci mar.:ha tout de ,uite sur l'ljssel. L'armée de S,1mbre-el• lieuse, r~ndue libre par la rt'lraile de l'ennemi, avait remplacé l'armée du Nord aux alentour, de Clèves; sa dil ision de gauche reçut l'ordre d'occuper Doesborgh et de 1,ar !er l'/Jssel el le fihin à l'e,l d'Arnhem. Celle di,·ision, une seconde de l'armée de Sa, l ri!-el-:Ueuse el celle de Moreau con,liluèrenl sur la rive droite du Rhin un corps d'observalion d'Emmerich à Enschede, l~n iis que la di, ision }lacdonald, de l'arm~e du Nord, pénélrail dan, la I rovince de Gronio:;ue tloot les Anglais lenaienl encore une partie. Ceu,-d a1uienl évacué Coevo rden où en Irait, le 23 pluviôse (11 février), un bataillon cle grenadiers qui avait fait, le dégel élanl venu, près de deu, lieues dans l'eau jasqu'à la ceinture. Le 1" Yenlô,c (19 lé1rier), les t'rançais ètaienl à Gronin!(ue el alleianaienl ensuite l'Ems où le Mgel les arrOtail. Pendant ce Lemps. ~loreau e,pubait l'ennemi du comté de Oeulheim et la forteresse de ce 110,11 tombait entre ses u,ains. Le territoire de. Pro1inces-ü11ies se lrouvail dégagé; les Français étaient maitres de Loule la rive gauche du Rhin, de la Suisse il la mer du :-(ord. Sur les Alpes, ils étaient mallres de la ch lne depuis la )lé1lilerr.1n1e ju5qu'au monl Blanc. ,\~rès le départ I our Paris de Rob,,spierrejennc(,lébul de messiilor-flo juîn) avec un plan d'opération; comMn.ées des armées des .\lprs el d'llalie, l'armée des Alpes, donl le aénéral Pelil Guillaume avait, le 113m1'ss:dor (1 juillet), reçu <lu général Dumas le commandemenl en chef par inlérirn - le géuér li Moulin ,levait êlrd nommé à ce poste le 17 vendémiaire an Ill (8 octobre 1i!l4) el prendre le commal!'lemtnt le 11 frimaire (1" décemhre) - se préparait à assiéger E,illes et à marcher, conjoiolemenl avec l'armée d'Italie commandée par le géué. al Du )lerbioo, sur Coni; comprenanl le danger, l'archiduc t'erdinand, gouverneur de la Lombardie, se décidai! eufin à soulenir les Sardes, et un corps autrichien s'avança eu Piémont. Les troupes répulJlicaines étaient déjà arrivées à Uoves, quand elles reçurent (20 thermiclor-7 aoi} tJ l'ordre de se replier sur le col de Tende. Trois jours avant s'était produit un incident donl j'emprunte le récit textuel à Jomini (t. \'!, p. 101): Le duc de )lonferral • se présenla, le 4 ao.it, en ordre processionnel, sous la bannière de la Vierge, avec dix à douze mille paysans soutenus de quelques hnl.aillons de ligne, devant Garessio. Les éclaireurs de la 16< brigade, étonnés de cc spe~tacle nouveau, dans une saillie de ,aleur folle, caractéri<ticrue de l'espril ctu Lemrs, passèrent leurs fusils en bandoulière, el marchèrent en dan1,anl à la rencontre de ces ennemis de nouvelle espèce. Le combat ne ful ni long ni sanglant : les ~ol Jata de la Vier;(•• prirenl la fui le, après quelque, décharges mal ajustées. Les républicains, dt.-daignant

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