Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

48 IIISTOlll.E SOCIALISTE montra dans un mémoire très détaillé adressé le 4 nivôse an Ill (24 décembre 1~01) au comilé de salut public (R•volution française, revue, L. XLI, p. -l!lO). toute,; les difficultés d"un siège, en hiver. sansl'urlillerie elles approvisionnements nécessaires, alors que la place était sous la garde de 20000 AuLrichiensappuyés par deux armées de plus de 150000 hommes. N'ayant pas été écout,', il songea très sagement à garantir surtout ses troupes el, m1lgré les soi lies de la garnison cl les allaques dont la plus sérieuse avait été celle du 11 frimaire (i" décembre), il réussiL à exécuter, sur la rive gauche du Rhin, une ligne de circonvallation. Dégotlté de l'obstination du comité de salut public et des représentants en mission à imposer aux troupes, pendant un hiYer exceptionnellement rigoureux, des souffrances qui devaient être inutiles tant que les communications de la ville avec la rive droite subsisteraient, Kl,iber se decida, le 23 [1luvi08e (11 février), à quiller son commandement; il fut remplacé par le génér,11 Schaal. De même que pour l'armée du Rhin, la bataille de la Roer et le passage du Rhin par les troupes de Clerlayt curent un heureux résultat pour !"armée de la Moselle, en obligeant les troupes qui surveillaient celle-ci à Trèves, à se replier. Le i6 vendémiaire (7 octobre), :lloreaux quittait ses positions devant Trèves; sa droite, sous les ordres clu général Ambert, marcha par llirkenfeld, Oberstein Pl Kirn sur Kreuznach; elle joignit, on vient de le ,·oir, l'nile gaud1e de l'arn,oc du llbin le 20 (li , ctobre) el occupa Kreuznnch le 2;-, Hl octobre); le centre se dirigea sur immern el entra, le.20 (20 octobre), ùans Bingen; la gauche se porta par 1'rarbacb, Kochem et :llayen surCoblenz où, avec la division ~!arceau de l'armée de Sambre-el-llruse, elle entra, le 2 brumaire (2J ocLobrP), Le 12 (2 novembre), l'armée de la .Moselles'emparait de Rheinl"els, près de Sainl-Goar, au sud de Coblenz; Maastricht, on se le rappelle, capilulail le 14 (4 novembre), ùe sorte qu'il ne restait plus au, armées de la coalition, sur la rive gauche du Rhin, que .Mayence el Luxembourg, où tenaient les Autrichiens. Tandis que trois dhisions de l'armée de la ~Ioselle participaient au siège de Mayence, trois autres dh isions de celte armée investissaient Luxembourg. Pendant ce blocus que l'hiver rendit très pénible, le général René Moreau, mourutle21 pluviôse an III (0 fél'rier 1705). D'abord le général Ambert par intérim, puis le général llatry, lui succédèrent à la tête de l'armée d'in\'cslis<ement. Après la prise de :llaastrichl el de Nimègue, l'invasion de la Hollande était iné\'ilable. Alors que Pichegru avait établi les troupes dans leurs cantonnements pour la mau\'aise rnison, le cornité de salut public ordonnait une campagne d'hiver qui, malgré les souffrances du froid s'ajoutant au dénO.ment des troupes, n'en offrait pas moins des avantages par la ~lée deà cours d'eau dont la multiplicité sur un sol spongieux contribuait, dans les autre, sai~ons, à rendre la stJerre particulièrement difflcila_. Pichegru (Mémoil'es sur Carnot par son fils, L. 1... p. 480-481) fil des objections; quoiqu'il

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==