Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

.IIS'l'OIRI:: SOCIALIST" dd,iil••; peu importait que Soul'OrOI' réussit à déhouchcr du Saint-Gothard, ,i ln d,·rout,• prôalaule de ses lieutenants le laissait seul Pn face de ~la:,.. i'•na. Il ne füllai pas que l'ennemi eùl vcnl de cc qui se préparait; • les ordre, ,lu g,'néral en chef, dil Jomini, furent rnivis avec un secret el une précision que l'on nP saurait trop admirer • -' Idem, p. 230. Dans la mali née du:) ,·cnMmairc an Ylll (2:; seplcmùrc 1700, la 1,immal était franchie ,ur un pont ,le bateau, et, pendant que des rlémonslralions sur di l'ers points occupaient certains corps de Korsakov, le g-ros de ses forces cam1 é en avanl de Zuril'h (!sil ohli:.:é dP •e réfugier sous les rcmparb de cette place. Le 4 '"2û ,eptc111hre1,sur le point d'ètre cerné, Kor,, kov attaqua aYec impétuosité pour s'ouvrir un passage l'ers le nord. L'avant-garde passa, le reste •'prou,a de, perte• con,idérable,. Par Bülach, le5 rlébris de l'armée ru•~c gagnèrent tn d(•-or Ire la rive füoile du l\hin. En môme temps que la balaillc de Zurich nous renllail la ligne cle la Ummal cl Zurich, Suull attaquait llotze sur J., lir:;n,•lie la Linth. Dès les premiers cour,s de feu, le 3 (2:i septembre), llotzc Hail Lué; son armée, complètement ballue, se relirait, après une lentati\·~ infructueuse, le 1, (20 septembre), d'abord derrière la Thur, dans sa porlie supérieure, pui;, par Sain 1-0all, sur le Hhin, qu"elle traversait à Ilhcincrk. Le corps de Jcllachich était à son tour repous-<"·à :-iiifels sur la Untl1, rdrograllail wrs \\"alenslall cl cunlinuail, le () (28 septembre), son mou,•emcnl de retraite par Sargans cl R1gatz. Tletenu, nous le sa,·o:is, jusgu·au :1;:; fructi,lor (Il septembre) en Italie, Souvoru\' atkignail .\irolo le 1" \'endémiaire an \'Ill (:'J s•ptembre), cl .\11rlorf Ir:; :>;; seplen,bre), après a,·oir dù arracher pied à pie,! le Golharll au, lro11111•sde Lecourbe, que celui-ci rassembla sur la rive gauche de la 11ru,s; 1,, il apprit quïl était enYoyé à l'armée du l\hin, en remplacement de '.\luller tl1.irµ-i• d'un aulr,' JJOSlc.D'AUdorr, où il reçul « h bén~Lliclion du cur,·· • .lfo11i1,,,,.du 20 et du 22 iendémiairc-12 et 1-loctobre), SoU\orov se porta, le;; :>i ,evtcmhre). vers Sclll\,'z; c'est durant cette marche. lorsqu'il complait t'lrr rejoint par Jcllachicb, à qui il avail donne rendez.vous en ces lieu,, et tou,bt>r a,·ec lui sur r..rmcc de .lla~oéna rejetée, suiyant ses instructions, de sou côté var llotze < l Kors.ko1·, quïl apprit le désastre ùe ses lieutenants . .\rrilé trois ou quatre jour, trop tard pour les soutenir, il.avait à lutter non plus pour achever une victoire, mais pour échapper à l'anéantissement. lmpo,,ible de re,•enir sur ses pas ou de continuer sur Schwyz; à sa droite, il n'y avait que la brigade Molitor; aussi, le 8 (30 se1,tembre), il marcha contre clic Cl l'oblig,•a it reculer jusqu'à :-iafels; mais là, le !J (I" octobre), malgré tous ses elforb, il ne put l'entamer; cc m(lme jour, son lieulenanl Rosenberg n•mportail un succès sur !llasséna. Néanmoin~, le lendemain, en dépit de son or;:ul'ÎI démesuré, de sa rage Jolie, do se, ridicules in,•ocalio,15 à la Providence cl à • la Sainte Yierge • (Costa de Beaure1sard, C:11, homme d"autre-,

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