l\JSTOlRE SOCI.\LISTE faisons qu'un » (Ernour, Nouvelles éllldes sur la Hévolution /rançaisr, année 1700, p. 1,;;, note) - et rejoignit l'escadre combinée, le 3 brum ,ire (2', octobre), devant l'ile de Gozzo, gu·i s~ rendit le 8 (W octobre). Yaubois fut bientôt étroitement bloqué dans Malle, où il allait \'aillam111cnt tenir pendant vingt-deux mois. D'un autre côté, les .\nglai;, par la prise de PortMahon, dont le goul'erneur espagnol capitula sans résistance sérieuse le 15 novembre iï08, devinrent maitres de Minorque. Dans ce, conditions, 1•oulant aller au secours de l'armée ù"Egypte. le Directoire fut n ,turellement ccn,luit à renoncer à toute action dans le nord, afin de poul'oir concentrer toutes ses forces dans la ~léditerranée qui, on le sait, lui échapp dt de plus en plus. Sur uu rapport du 1ice-amiral llruh, ministre de la marine, le Directoire décidait, le 20 frimaire a11 Yll (19 dêcembre t,98), d'armer il llrcst 24 vaisseaux de ligne. Brui~ nommé, le 211entôse (1\ mars 17\YJJ,• général en chef' de l'armée navale de Brest •, avec n,is,ion de pénètre,· dan, la ~léditerranée, vint acti1•er les préparatif,; l'intérim du ministère de la marine l'ut confié d'abord à Lambrechts, puis à Talleyrand. Profitant d'un brouillard épais qui avait obligé l'escadre anglaise de Dridport, chargée de surveiller Brest, ù s'éloigner, Bruix put sortir, le 7 floréal (26 avril). 'Informé de cette sortie le lendemain, Bridport crut il une noul'elle expédition en Irlande et se lança vers le nord, tandis que llruix, marchant vers le sud, arrivait, le 1;; ,4 mai), non loin de Cadix, où Keith maintenait le blocus ~e l'e,cadre espagnole. Au moment où les deux flottes anglaise et française s'apprêtaient à combattre, elles eure11t à lullcr contre une terrible tempête; le lendemain matin, les rnisseau, anglais n'étaient plus là, Bruix franchissail le détroil de Gibrallar sans encombre et, le 25 (1', nwi), il jetait l'ancre à 'l'vulon. Keith, pendant cc temps, recevait l'ordre de se porter vers Minorque, où se concentraient les forces a1,glaises. Cet éloignement de l'escadre de blocus rendit sa liberté à la flotte espagnole enfermée depuis deux ans à Cadix. L'amiral Mazarredo, à la tête de 17 vaisseau,, ~e dirigea ver, Port-Mahon; mais, par suite d'avaries, il relâcha à Carthagène (20 mai). Après avoir assuré l'entrée, dans le port de Gênes, d'un com·oi de blé destiné à l'approvisionnement de l'armée d'Italie, Druix mouillait, le 16 1>rairial (4 juin), dans la baie de Vado, près de Savone. L:1 il recevait, le 18 (ô juin}, la lettre du Directoire du 7 prairial (26 mai), mentionnée plus haut à propos de Bonaparte et de son départ d'Eg)'P.te, lui prescrivant de joindre la flolle espagnole, de secourir Malle et d'aller chercher Bonaparte; il apprenait presqu~ en même temps que Keith approchait avec une flolle de 2"2 vaisseaux. Hâtant ses préparatifs de départ, Bruix sortait de Vado le 20 \8 join), esquivail par une manœ11vre habile la flotte anglaise et entrait, le 10 messidor (28 juin), dans le port de Carthagène. Ne pouvant entrainer Mazarredo vers Malle, et espérant avoir raison de sa résistance, il consentit à partir avec lui, le 11 (29juiu}, pour Cadix, où les deux flottes se trouvaient le 2"2 (10juillct). Bruix
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==